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5 décembre 2019

« Avancez ! »

Classé dans : Entre nous — joy369 @ 12 h 00 min

Les bus de ma ville ont 2 portes, voire parfois 3 ou 4. Pour ces derniers, la règle est simple : rentrez par là où vous voulez. Mais pour les bus de 2 portes, il est interdit de rentrer par la deuxième porte. Il faut rentrer par la première, celle de devant, passer devant le chauffeur (« Bonjour Monsieur/Madame ! ») et avancer jusqu’à…

Jusqu’à où au juste ?

Jusqu’à trouver une place assise ? Pas toujours, car il n’y en a pas souvent de libres. Alors jusqu’à où ? Jusqu’à trouver un petit coin tranquille pour faire le trajet. Un coin où on sera à l’aise. Pas trop ballotté, coincé entre une place assise et une barre transversale. Un petit coin où l’on verra peut-être le paysage, ou alors ses voisins de bus.

Mais souvent, surtout si on est encombré de sacs, de valises ou de poussettes, on ne va pas aller se terrer tout au fond du bus. On reste là on on peut. Et parfois cela gêne les autres usagers. Alors on entend des « Avancez ! » puis des « Avancez dans le fond du bus : il y a de la place ! »…

Mais si vous avez réussi à vous trouver un coin tranquille, que vous avez pu poser vos sacs par terre et dégainer votre livre, sincèrement, avez-vous envie de tout ranger pour vous traîner 1 ou 2 mètres plus loin, là où peut-être vous n’arriverez pas à tenir une barre pour éviter les coups de frein sans avoir à vous contorsionner ?

Non. La réponse est non. Vous avez juste envie de rester tranquille. Alors parfois il y a trop de monde agglutiné près du chauffeur faute de place pour avancer. Et pour la personne disciplinée collée contre le chauffeur vient la question angoissante suivante : « Je dois sortir mais on est obligé de sortir par la 2e porte. Sauf que là je suis bien plus près de la première… Dois-je quand même sortir par la 2e ? Même si en faisant cela j’enquiquinerai plus de personnes qu’en faisant demi-tour et en passant par la porte de devant ? Et ai-je le droit ? Ne vais-je pas me faire disputer ? Et si je dois passer par la 2e porte quand même ? Avec tout ce monde bloqué là, est-ce que j’y arriverai à temps, avant que le bus ne redémarre ? Ne vais-je pas rater mon arrêt ? »…

(Rires) Et ne me faîtes pas croire que je suis la seule à m’être jamais posée ce genre de questions.

J’ai toujours pensé que si on permettait à tout le monde de passer par n’importe quelle porte ce serait plus simple, mais peut-être ai-je tort… En tous cas, cela m’offre un parallèle amusant avec la vie professionnelle. Aujourd’hui, du moins en France, on incite souvent les salariés à « monter ». En France, contrairement en Belgique, les salaires ne suivent pas du tout l’inflation. Ce qui fait que, sans augmentation de salaire régulière, votre niveau de vie baisse inexorablement puisque l’inflation augmente. Par exemple, vous gagnez toujours 1200 euros sauf que la baguette vous coûte 1 euros au lieu de 70 centimes il y a quelques années. Sauf qu’en France l’expertise et l’expérience sont peu voire mal reconnus. On vous demande de devenir chef, manager, responsable. Sinon, pas de reconnaissance donc pas d’argent.

Et là je pense au « Principe de Peter » qui explique qu’à force de « monter » dans la hiérarchie (parce qu’ils étaient compétents dans ce qu’ils faisaient avant), les gens finissent par se retrouver à un poste qui ne leur convient pas et du coup ils ne sont pas compétents et ne montent plus et finissent donc à un poste pour lequel ils ne sont pas faits.

Pourtant dans les Sociétés et les Administrations, on continue de dire « Avancez ! »… On le dit différemment, on parle de « progression »… Sans jamais féliciter et reconnaître le travail bien fait de celui ou celle qui est juste « expert » et qui ne change pas de métier…

Alors l’expert n’a pas le choix : puisqu’on n’est pas en Belgique et que le niveau de vie baisse si on ne se débrouille pas pour obtenir une augmentation de salaire et que seule la « progression » permet d’être augmenté… Alors les gens bougent. Parfois pour le pire.

Et je ne parle même pas ici du coût perdu par les organisations elles-mêmes qui doivent re-former ceux qui les remplacent.

Dommage… Que de gâchis…

Mais un seul mot d’ordre : « Avancez ! » (rires)

Amicalement,

Joy

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25 octobre 2019

De l’utilité de la souffrance

Classé dans : Entre nous — joy369 @ 12 h 59 min

Je ne sais pas vous, mais moi je n’aime pas souffrir.

Mais il semblerait que c’est inévitable. Que ce soit de la souffrance physique, quand on se blesse ou quand on est malade, ou bien de la souffrance morale, peut-être la pire car insidieuse, invisible, celle qui nous prend suite à une rupture sentimentale, un décès, un drame…

Je viens de finir la très belle BD « Ce n’est pas toi que j’attendais » de Fabien Toulmé. On m’en avait déjà parlée avant que je la lise. Une BD super qui traite de la naissance d’un bébé trisomique. Vraiment très bien.

A travers l’histoire vraie de ce père qui se raconte, on ressent bien la souffrance du début, quand on lui annonce le verdict médical… Et on craque comme lui sur les photos de son si joli souriant bébé… :-)

Et, comme il le dit lui-même, cette naissance l’a fait évolué. Lui qui avait un rejet des handicapés, il a appris à les connaître, à les apprécier…

Cette souffrance n’aura pas été vaine puisqu’elle l’aura rendu plus humain.

Attention ! Je ne dis pas qu’il faut faire exprès de souffrir non plus, nous ne sommes pas masochistes !… Mais juste que, quitte à souffrir, autant sublimer cette souffrance pour soulager celle des autres. C’est ce qu’a parfaitement réussi Fabien Toulmé en dessinant avec justesse et tendresse son histoire de paternité différente. Se raconter pour aider les autres dans le même cas à affronter leur propre histoire… Et pour accroître l’empathie de ceux qui ne sont pas concernés directement.

Dans un autre ordre d’idées, je repense à deux hommes croisés dans le monde professionnel. Je ne sais pas trop quelle est leur histoire personnelle. Je crois que le premier avait une fille mourante, j’ignore même si le deuxième avait vécu un drame ou non, mais leur humanité, leur gentillesse envers leurs prochains, tout cela faisait que je les appréciais et je n’étais pas la seule.

Ils étaient profondément humains.

D’excellents professionnels, certes, mais humains. Cela peut sembler étrange que j’oppose ces deux adjectifs, mais malheureusement souvent on a tendance à croire qu’au nom de l’Entreprise, il faut sacrifier notre part d’Humanité.

Mais c’est faux. Il ne faut jamais oublier sa part d’humanité. Et c’est peut-être à cela que sert la Souffrance : à l’exacerber. A nous former à la sublimer pour qu’elle ne soit pas… inutile…

Amicalement,

Joy

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20 mars 2019

J’ai dû tailler mon crayon vert…

Classé dans : Cas pratique,Petits bonheurs — joy369 @ 12 h 14 min

Il existe des moments dans la vie professionnelle où on a vraiment envie de tout envoyer en l’air, de claquer sa démission et d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte.

Sauf que l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs et que les décisions précipitées ne sont pas toujours les meilleures.

J’ai donc décidée il y a plus d’un an de mettre en place un système basique pour savoir si, au quotidien, mon travail était plutôt sympa ou insupportable.

J’en ai parlé sur ce blog, c’est un système très simple qui se compose d’un calendrier papier (l’impression des mois de Outlook convient très bien à mes besoins) et de trois crayons de couleur : un rouge, un jaune et un vert.

Chaque jour, je colore le jour écoulé avec l’une des trois couleurs : en rouge si la journée a été telle que je ne voudrais surtout pas la revivre et que j’estime que pour subir ce que j’ai dû subir ce jour-là, je ne suis clairement pas assez payée. En jaune si la journée a été… comment dire, neutre. Pas exceptionnelle pour que j’ai envie de la revivre mais pas atroce non plus, et qu’en gros j’ai fait mon job et que mon salaire était mérité. Et en vert quand la journée a été agréable et que, puisqu’il faut travailler pour gagner de quoi vivre, je revivrai bien la même journée de travail et qu’en forçant le trait, on pourrait presque dire que j’ai été trop payée pour ce que j’ai fait.

Attention : cela ne signifie pas du tout que j’ai tiré au flanc et que je n’ai pas travaillé. Mais bien que mon travail m’a semblé agréable car, comme Confucius, j’ai compris qu’il fallait choisir un travail que j’aimais pour ne pas avoir à travailler un seul jour de ma vie.

Cela fait donc un an que j’ai mise en place cette petite méthode et que je m’y tiens. Si je n’ai pas le temps de colorer la journée (et ça arrive fréquemment), je gribouille au rayon un « r », un « j » ou un « v » pour me rappeler dans quelle couleur je devrai colorer la journée. Et dès que j’ai 5 minutes, j’efface mon gribouillis au crayon à papier et je colore proprement, de façon à ce que visuellement me saute aux yeux la couleur dominante.

Et vous savez quoi ? Depuis que j’ai mis ce système en place, je me retrouve à devoir tailler mon crayon vert… Et c’est bête mais cette idée m’a fait sourire. Oui, j’ai été heureuse de devoir prendre mon taille-crayon pour tailler le crayon vert…

Car il symbolise que, même si parfois mon travail me rend folle, au final j’ai eu quand même pas mal de journées sympa… :-)

Et je rappelle que l’objectif de cette méthode est de repérer, jour après jour, si une situation devient invivable. Si votre calendrier se colore trop de rouge, il est temps pour vous de faire votre CV et de partir voir ailleurs… :-)

Ca tombe bien : certaines professions sont très recherchées, et pyramide des âges aidant, je subodore que cela va continuer…

Amicalement,

Joy

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