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25 septembre 2019

La culture de l’humiliation

Classé dans : Entre nous,Lectures conseillées,Les grands principes — joy369 @ 12 h 25 min

Quelques minutes de tranquillité. Envie de regarder une vidéo du fabuleux site ted.com. Je « feuillète » leur catalogue impressionnant, ne sachant pas trop quoi choisir. Mon choix tombe finalement sur une vidéo d’une Américaine.

N’étant pas du tout portée sur les « people », j’avoue avoir mis un peu du temps à me rappeler qui elle était, mais même moi je la connaissais :

Monica Lewinsky

L’ancienne jeune stagiaire de la Maison Blanche qui a été connue mondialement pour avoir eu des… comment dirais-je ?… des « attentions particulières extra-conjugales » avec le président des USA de l’époque : Bill Clinton.

Si ma mémoire est bonne (réponse : non, en général, ma mémoire est mauvaise (rires)), ça avait été un chouette scandale.

Aujourd’hui, personnellement, j’avoue que de toute cette histoire je ne retiens rien. Juste que celle qui était à l’époque l’épouse bafouée, Hillary Clinton, a effectué une jolie ascension politique.

Mais « la jeune stagiaire » ? Monica Lewinsky ? Qu’est-elle devenue ?

Aucune idée !…

La vidéo sur TED ne le dit pas d’ailleurs. Mais cette vidéo est très bien. Car Monica Lewinsky présente avec beaucoup de douceur « sa » version de l’histoire : une jeune fille amoureuse de son patron, un faux-pas, et une incroyable cabale qui s’est ensuivie. La première histoire de harcèlement médiatique planétaire car, avec Internet et autres médias, tout a été partagé très rapidement.

A ce niveau de la vidéo, je me dis que oui, c’est intéressant, mais bon, c’est sa vie…

Sauf qu’elle poursuit astucieusement en généralisant aux autres victimes du harcèlement et de l’humiliation, aux victimes qui n’ont peut-être pas eu sa force ou l’amour de son entourage familial comme elle… et qui se sont suicidées.

Car l’humiliation peut conduire jusqu’au suicide, et j’ai été marqué par son témoignage, quand elle explique que sa mère ne la laissait jamais seule pendant plusieurs mois, lui interdisant de prendre une douche porte fermée de peur qu’elle ne mette fin à ses jours…

C’est vrai que… même moi qui ne suis pas le moins du monde intéressée par la vie des People, je me rappelle d’elle. Et c’est vrai qu’il est difficile d’être moins humiliée qu’elle ne l’a été…

Et pourtant aujourd’hui je l’admire d’avoir la force de se montrer au grand jour pour témoigner justement pour que cesse la culture de l’humiliation. Et sa conclusion est très belle. Pour lutter pour la fin de l’humiliation, il faut d’une part cesser cette curiosité malsaine pour tous ces scandales, et d’autre part il faut développer notre empathie.

« Shame cannot survive with empathy »

Voici ces mots et je suis d’accord avec elle : la honte ne peut pas survivre à l’empathie.

Si, plutôt que juger et ricaner, nous nous mettions à la place de ceux et celles qu’on cherche à humilier, si nous développions notre empathie, nous ne serions pas dans le jugement et l’humiliation. Nous serions dans la compréhension et l’acceptation.

Et peut-être sauverions-nous des vies ?

Amicalement,

Joy

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20 septembre 2019

7300 à 4

Classé dans : Cas pratique,Lectures conseillées,Les grands principes — joy369 @ 12 h 07 min

7300 contre 4 seulement.

L’écart est énorme. Le score est tel qu’il y en a qui est vraiment battu, non?

Pourtant non, il n’y en a pas un, mais 7304 qui sont battus. Enfin, qui ont été battus à mort, très exactement.

Car ce sont les chiffres du nombre d’enfants morts suite aux coups de leurs parents sur la durée des 10 dernières années, respectivement en France, pays dans lequel il est légal de frapper ses enfants pour les « éduquer » et la Suède, pays dans lequel il y a une loi depuis 40 ans maintenant pour empêcher la « violence éducative ordinaire ».

7300 enfants morts en France sur 10 ans. Les chiffres officiels, c’est 2 par jour en moyenne. C’est lequel, le « Pays des Droits de l’Homme » entre les deux déjà ? Ah, pardon, les droits de « l’homme » mais pas de l’enfant…. (et guère de la femme)… C’est vrai…

Je suis ironique ; c’est que je suis amère.

Je viens de visionner l’excellent film-documentaire « Parce qu’on naît imbattables » dont j’ai déjà parlé précédemment et j’ai honte de mon pays. Dans l’Union Européenne, 22 pays sur 28 ont interdit les châtiments corporels sur les enfants… mais la France n’en fait pas partie.

Pourtant, le film l’explique très bien, la Société dans son ensemble a tout intérêt à protéger les enfants en faisant voter cette loi. Moins de criminalité, moins d’agressivité, moins de dépendances une fois adultes, moins de risques dépressifs…

La violence a baissé en Suède de 30% depuis l’interdiction de frapper ses enfants.

Et le dépliant qui accompagne le film, accessible gratuitement sur Internet, le montre très bien : en 1979, les Suédois eux-mêmes étaient dubitatifs. Ils faisaient les mêmes remarques que les Français contre la loi qui les empêchaient soudain de « corriger » leurs enfants :

« Mais les enfants seront intenables »

« J’ai été frappé, cela ne m’a pas tué »

« Une bonne claque/fessée, ça n’a jamais tué personne » (Heu… si, c’est parfois le début d’une violence plus grave car je le rappelle : 2 enfants sont tués par jour par maltraitance des parents en France. Et c’est une statistique récente, pas datée du siècle dernier!)

Donc non. Stop !… Je ne dis pas que c’est facile. Surtout pour ceux qui ont vécu cette éducation par la peur comme moi. Je le sais pour le vivre moi-même : on a tendance à juger « qu’il y a des claques qui se perdent » et on a très envie de lever la main…

… mais nous sommes adultes. A nous de trouver la force de ne pas la baisser. Ou du moins par sur les enfants.

Et comme le montre très bien ce documentaire : bannir la violence éducative ordinaire signifie ne plus frapper son enfant, mais aucunement l’absence de règles. Un enfant a besoin de règles, mais pas de coups.

Remplaçons notre « discipline » par de l’empathie, de l’écoute et des câlins.

Pas évident, non, mais à nous les adultes d’éduquer nos enfants ainsi, afin que le Monde de demain soit plus beau… et sans violence.

Amicalement,

Joy

PS : si vous voulez voir le film, vous pouvez le commander en DVD et le voir dans certaines salles de cinéma.

PPS : si vous souhaitez agir plus fort pour le bien-être des enfants, plusieurs actions sont possibles : se plaindre aux chaînes de télé qui montrent des émissions « d’éducation » peu bienveillantes, écrire à nos politiques pour qu’ils votent enfin cette loi pour protéger les enfants, etc.

PPPS : il semblerait que la France vient d’adopter la loi pour interdire les « violences éducatives ordinaires », mais ça date de l’été, c’est tout récent. Mieux vaut tard que jamais ! :-)

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5 septembre 2019

Des enfants pas battus

Classé dans : Cas pratique,Entre nous — joy369 @ 12 h 35 min

Chamboulée par l’extrait du film « Les imbattables » dont je parlais dans mon précédent article, j’en parle autour de moi. Des Français. C’est à dire issus d’une culture où eux-mêmes ont été battus ou relativement mal traités dans leur enfance.

Rares sont ceux qui sont véritablement choqués par la « violence éducative ordinaire »…

Forcément, il faut du temps pour que cela change. Les mentalités évoluent doucement. Il n’y a pas si longtemps, les soldats étaient payés partiellement en cigarettes, les enfants buvaient du vin à l’école et les femmes enceintes étaient invitées à continuer de fumer…

Le témoignage d’une copine est particulièrement intéressant. Issue d’une famille nombreuse, la soixantaine, elle affirme n’avoir jamais été frappée. Pourtant, me dit-elle, son père était régulièrement saoul… et tabassait sa mère… (soupir) Là encore les mentalités doivent évoluer…

Mais les enfants, me dit-elle, jamais le père ne les a touchés.

C’est déjà cela.

Et elle, alors, mère de quatre enfants ?

Une seule fois, me dit-elle.

Une fois de trop, pense-je. Mais je me tais et je l’écoute. Je ne lui jette pas la pierre, le métier de parent est difficile et il y a peu de modèles positifs.

Alors elle me raconte la fessée en public qu’a pris son aîné, et cette passante qui lui a fait une remarque… et surtout cette autre passante qui lui avait fait une remarque désobligeante un peu avant sur l’attitude de son garçon dans les transports en commun. Un enfant turbulent ce jour-là, que la mère désemparée n’arrivait pas à « tenir »…

Je l’écoute me raconter et je conclus : « En fait, c’est l’attitude de la 1e passante qui a tout déclenché. Tu n’as pas frappé ton enfant par sadisme ou habitude puisque c’était la 1e fois. C’était juste une réaction de ta honte vis-à-vis de cette dame… Elle ne t’aurait rien dit tu ne l’aurais pas frappé ».

Elle acquiesce.

Deux jours plus tard, une autre amie me parle de deux enfants avec leurs mères respectives dans un transport en commun. L’un particulièrement bien élevé, l’autre pas du tout. Et elle me raconte tout sourire combien elle était fière d’avoir « mouché » la mère du gamin malpoli en complimentant bien haut le premier enfant sur son comportement en insistant sur le fait que « ce n’est pas le cas de tout le monde »…

Je l’écoute mais je n’approuve pas. Qu’avait-elle besoin de faire des comparaisons ? Complimenter l’enfant poli suffisait. Cela aurait plus déclencher chez l’autre mère (et l’autre enfant) une envie de faire pareil. La comparaison était en trop. Elle a peut-être déclenché par la suite une rancœur de la mère de l’enfant malpoli… qui a peut-être fini par frapper son enfant.

Car c’est la raison de cet article. Si nous souhaitons que disparaisse la « violence éducative ordinaire », nous pouvons nous aussi agir. Même si nous n’avons pas d’enfant à éduquer. Juste en agissant avec bienveillance et empathie. C’est à dire sans faire de remarques aux parents dépassés par l’attitude de leurs enfants. Pas toujours facile, je vous l’accorde. Mais essayons quand même, pour le bien-être des enfants…

Amicalement,

Joy

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