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10 décembre 2019

Patron à 4 ans

Classé dans : Cas pratique,Les grands principes — joy369 @ 12 h 27 min

Encore un article sur l’excellente BD « Les petites victoires » d’Yvon Roy. Cette BD explique les nouvelles méthodes du père d’un enfant autiste pour aider son enfant à développer ses capacités. Mais il y a surtout beaucoup de tendresse et de justesse. Dont cette pépite que j’apprécie beaucoup et qui ne conseille pas uniquement les parents d’enfants autistes mais bien tous les enfants.

Voici dont cette citation du personnage principal :

« Tu vois, autiste ou non, faut éviter à tout prix que ton gamin finisse par se croire le patron. Tu imagines être patron à 4 ans ? Y a de quoi devenir super anxieux ».

Et en effet, nombreux sont les parents qui ne réalisent pas cela. Parce qu’ils pensent que « ne jamais dire non » est aimer leur enfant (erreur, terrible erreur!), ils lui donnent malgré lui tous les pouvoirs.

Et si cela peut sembler agréable un temps, c’est terriblement anxiogène pour un enfant. Car c’est bien trop de responsabilité. C’est aux adultes de prendre les décisions à sa place, du moins l’essentiel des décisions. L’enfant peut choisir s’il préfère le pyjama gris ou le pyjama bleu, mais c’est l’adulte qui impose le pyjama pour dormir et non pas le jeans. Parce que l’adulte, de par son expérience, sait qu’il est plus agréable par exemple de dormir dans un vêtement doux… mais sait aussi que le tissu solide du jeans survivra plus longtemps aux escalades de la cour de récréation…

Sans jouer au tyran, le parent doit savoir s’imposer au besoin. C’est à lui d’apprendre à l’enfant à respecter les règles, les autres, sa propre sécurité et les institutions.

Et, de nombreux professeurs des écoles vous le diront : si à 4 ans vous ne lui apprenez pas à obéir (et donc vous ne laissez pas commander), pourquoi vous étonner ensuite à l’adolescence qu’il ne vous obéisse pas ? Savoir doser autorité et bienveillance est un art. Ce n’est pas simple, mais laisser les petits bouts commander, ce n’est pas penser à leur bien-être. Bien au contraire.

Et ce n’est pas de l’amour parental, c’est de l’irresponsabilité.

Quatre ans, c’est un âge idéal pour jouer, pour apprendre, pour grandir, mais pas un âge pour devenir patron ! :-)

Amicalement,

Joy

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30 novembre 2019

Le but de la vie ? Etre heureux

Classé dans : Citations,Lectures conseillées,Les grands principes — joy369 @ 12 h 31 min

J’en avais entendu parler. J’avais eu envie de le lire et puis voilà : j’ai enfin récupéré un exemplaire du livre du journaliste Marc Boulet, « Dans la peau d’un intouchable ». :-)

Je ne l’ai pas encore fini. Je le savoure, chaque paragraphe apportant son lot de curiosités.

L’histoire ? Un journaliste Français indépendant, polyglotte, qui décide de se transformer en mendiant indien pour ensuite raconter ce qu’on peut ressentir en vivant de mendicités en Inde. Le livre a été édité en 1994, pourtant je ne suis pas sûre que tant de choses aient changé depuis.

Car Marc Boulet ne choisit pas « mendiant » simplement, mais un mendiant « intouchable ». C’est à dire, dans ce pays structuré en castes, qu’il choisit intentionnellement de faire partie de la population hors-caste. La population méprisée par tous les Indiens et par les intouchables eux-mêmes entre catégories d’intouchables…

Au fil de son récit, on découvre sa préparation, son départ, son immersion en Inde en tant qu’étranger d’abord puis sa métamorphose en indien. C’est passionnant. Tellement passionnant que j’ai hâte de poursuivre ma lecture, pourtant un passage m’incite à lâcher le livre pour rejoindre mon ordinateur et écrire cet article.

C’est que Marc aborde soudain un domaine qui me touche : le sens de la vie et la poursuite du bonheur.

En effet, après seulement quelques jours à survivre à l’humiliation d’être considéré comme un moins que rien, le voici qui songe à ce qu’il a laissé dans sa patrie, à son confort tout simple de « loser » (car je devine qu’il se considérait comme tel étant en France, un peu à part, baroudeur, incapable de tenir en place, instable professionnellement). Voici donc ce qu’il dit:

« J’ai péché par cupidité et par curiosité. Je n’ai pas su jouir de la vie comme elle venait. J’aurais mieux fait de rester chez moi, en France, et de m’y trouver un boulot peinard. Pourquoi ? Parce que je serais heureux. »

J’adore ces mots. Car nous subissons tant d’influences pour « faire mieux », « avoir plus, toujours plus » qu’il est parfois difficile de se rappeler cette évidence : à quoi sert de courir après les aventures, les honneurs, le luxe (là j’extrapole) quand on peut être tout simplement « heureux » ?… Savoir s’en tenir à ce simple bonheur n’est pas si simple. On a tant envie d’être… quoi ? Autre chose, je ne sais pas, reconnu(e), unique…?

Marc Boulet a voulu vivre une expérience extraordinaire (et je l’en remercie) et il s’aperçoit (à ce moment du livre du moins) que pour être heureux ce n’était pas la bonne solution. Mais voici ce qu’il explique ensuite :

« Je croyais que notre unique passage sur Terre, il fallait l’utiliser pour entreprendre des choses extraordinaires. Afin de survivre à sa mort par des actes méritoires. Je me trompais. Ce qui compte, c’est de vivre heureux. Tout le reste, c’est du vent. »

Que puis-je ajouter de plus ? J’aurais pu rédiger ces deux dernières phrases à sa place… (rires)

Le but de la vie c’est d’être heureux. Et ce blog est là pour vous y aider. Enjoy ! :-)

Amicalement,

Joy

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Autisme : des méthodes peu orthodoxes mais efficaces

Classé dans : Cas pratique,Lectures conseillées — joy369 @ 12 h 18 min

Comme de nombreuses personnes, je ne connais pas grand chose à l’autisme. Mais je suis curieuse et j’aime lire, y compris des BD. Aussi c’est avec plaisir que j’ai emprunté à ma bibliothèque préférée « Les petites victoires » d’Yvon Roy. Et j’ai donc découvert des éléments sur l’autisme, notamment ses méthodes peu orthodoxes (mais tellement efficaces) pour aider son fils autiste à progresser. :-)

J’ai adoré lire cette BD. D’une part parce qu’elle est bien dessinée et agréable à lire, et d’autre part car elle est très juste et explique concrètement la lutte quotidienne des parents d’un bébé autiste pour que cet enfant se développe au maximum et pour qu’il se dépasse.

Deux « jeux » présentés dans la BD m’ont particulièrement plus. Attention si vous comptez lire la BD, je vais « spoiler » un peu…

Premier jeu :

Le père s’aperçoit que son jeune enfant hurle en prenant le bain car il aperçoit de la poussière dans l’eau et que cela le terrifie. Au lieu d’éviter soigneusement qu’il y ait à nouveau de la poussière, le père au contraire l’emmène peu à peu à apprivoiser la poussière jusqu’à ce que l’enfant n’en ait plus peur.

Deuxième jeu :

Visiblement les enfants autistes ne regardent pas dans les yeux. (Et moi qui suis toujours plongée dans mes pensées et à qui on a souvent reproché de ne pas regarder les gens dans les yeux, je me demande soudain si je ne serai pas atteint d’autisme ?) Alors le père force son enfant à le regarder dans les yeux et rapproche leurs visages peu à peu jusqu’à se toucher et faire un câlin avec le nez ou le front. Et ce final aléatoire suffit à faire rire son enfant et à lui donner peu à peu l’habitude de regarder dans les yeux.

Ce sont là les deux « jeux » qui m’ont le plus marquée, mais il y a de très nombreux exemples, la BD est superbe. J’ai été bluffé que le père ose faire l’inverse de ce que tout le monde préconise (et là même moi je le savais), à savoir ne pas changer les meubles de place. A l’inverse, le père modifie l’ordre des meubles chaque soir, quitte à faire n’importe quoi. Juste pour forcer son fils à accepter le changement, à l’habituer à être déstabilisé.

Je ne dis pas que c’est bien ni que c’est ce qu’il faut faire. Mais visiblement ça a fonctionné pour cet enfant. Et la BD en soi est un régal. Un superbe cadeau à offrir à toute personne touchée de père ou de loin par l’autisme. :-)

Amicalement,

Joy

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