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25 février 2021

Le deuil blanc

Classé dans : Entre nous — joy369 @ 12 h 08 min

« Mais… il n’est pas mort ? »

Non. Il n’est pas mort.

Cela arrive parfois, souvent, de plus en plus au fur et à mesure du vieillissement de la population dans une société : une personne n’est pas morte mais elle n’est plus vraiment elle-même non plus.

Alzheimer, tumeur cérébrale, … qu’importe le terme médical.

Celle que vous aimez est là, physiquement là, rien n’a changé en apparence et pourtant si.

Cela peut commencer par des sautes d’humeur, qui passeront probablement inaperçues. On mettre cela sur le compte de la fatigue… Et puis ensuite un mot qui dérape, un trou de mémoire, et puis un autre…

Il peut se passer du temps avant qu’un tiers en blouse blanche mette un mot sur ce qu’il se passe.

Aux yeux des autres, de ceux qui ne sont pas là « tout le temps », ils peuvent remettre en cause le diagnostic, douter de sa véracité, nier les faits : « Une bonne nuit de sommeil et tout ira mieux ! », « Il est surmené en ce moment… », « Tu es sûre que ce n’est pas une petite déprime hivernale ? »

Mais la réalité est bien là : la personne n’est pas morte, sauf que ce n’est plus la même. Plus du tout. Parfois elle ne peut même plus communiquer, comme dans le livre « Des fleurs pour Algernon », son quotient intellectuel semble avoir chuté drastiquement. Elle pouvait être savante ou experte d’un sujet et soudain ne saura plus tenir un crayon. Ou passer tout à coup de nombreuses heures à sourire mystérieusement en fixant un point, une fleur, qu’importe.

Il peut y avoir des crises de colère qu’on ne comprendra pas car le langage fait défaut, a été réduit en poussières. Sauf les insultes. Allez savoir pourquoi, les insultes sortent souvent plus vite que le reste. Alors cet être doux et si cultive deviendra alors un charretier agressif.

Puis il se calmera. Peut-être même se bercera lui-même en chantonnant des paroles incompréhensibles ?

Est-il fou ? Mais pourquoi fait-il cela ? Où est passé mon conjoint / parent / ami si « normal » auparavant ?

Il n’est plus.

Il est là, physiquement, mais il n’est plus là.

C’est ce que les spécialistes appellent le « deuil blanc ». Vous allez devoir réapprendre à vivre avec cette personne et faire le deuil de la personne qu’elle était auparavant.

C’est dur. Très dur. Car oui, elle est là, face à vous. Mais ce n’est déjà plus la même et souvent le mécanisme est irréversible.

Seule la mort sera une échappatoire. Et vous allez devoir apprendre à vivre avec.

Surveiller cet adulte devenu aussi imprévisible qu’un bambin. Vérifier qu’il ne se fasse pas mal, qu’il ne saccage pas tout autour de lui et ne brûle pas son logis. Oui, même cela. Et vous protéger. Vous protéger surtout. De sa violence possible. Qu’il ne comprend pas et qu’il ne maîtrise pas. De la fatigue. De la fatigue. De cette charge émotionnelle et de votre chagrin inavoué ou nié par les autres.

« Mais de quoi te plains-tu ? Il est vivant ! »

Oui, il est vivant, mais à quel prix ?

Il faut penser à aider et soutenir ceux qui aident et qui prennent soin.

Vous vivez un deuil « blanc ». Mais c’est un deuil quand même…

Amicalement,

Joy

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25 janvier 2021

Une voiture invisible

Classé dans : Cas pratique,Entre nous — joy369 @ 12 h 31 min

Envie de sortir, de prendre l’air, de quitter ces quatre murs et de voir un peu plus loin comme horizon. Nous sommes en janvier 2021, la pandémie de coronavirus Covid-19 s’est emparée du monde et mon pays, la France, voit approcher un 3e confinement qui, peut-être, sera plus dur que le précédent, puisque le virus a muté et se propage d’autant plus vite que celui d’origine.

J’attrape donc un masque et je sors. Je marche. Vite. De longues enjambées rapides. Marcher, marcher vite. Faire du sport à ma manière. Juste sentir mon corps bouger.

Je croise des personnes. Masquée. Pas masquée. Masquée. Masque sous le nez. Masquée, Masque sur le cou…

A l’heure où, des mois après la première alerte, mon entourage commence à s’enfoncer les uns dans la maladie, les autres dans la dépression que cette situation engendre, ce manque de respect pour le personnel soignant et la population en général m’agace.

Que ne comprennent-ils pas, ces complotistes qui s’évertuent aujourd’hui encore à répéter que « le covid n’existe pas » ? Combien de millions de morts supplémentaires leur faut-il pour qu’ils réagissent enfin et acceptent de respecter les gestes barrières, dont le masque est l’une des composantes ?

Je m’apprête à traverser une route. Le feu est rouge pour les piétons, mais aucune voiture en vue et je veux bouger, bouger, bouger. Comme tous les Français, je regarde à gauche, je regarde à droite, et je traverse malgré le feu rouge piéton. Ce faisant, je m’amuse mentalement : « S’il y avait un risque de voiture invisible qui me renverserait, je respecterais plus la signalisation ! »…

Et l’analogie me frappe soudain : c’est exactement cela. Le Covid-19 est comme une voiture invisible. Si on ne respecte pas les gestes barrières, c’est comme si on traversait la route au feu rouge. Si on n’a pas de chance, une voiture invisible passe au même moment et nous renverse. Ou pas. Ou nous frôle et nous laisse à peine amoché. Ou nous heurte de plein fouet et c’est la mort. Cela dépend. Si elle va vite, si on l’a prise en plein milieu ou de côté. Mais on ne sait pas car on ne la voit pas : la voiture est invisible.

Si on est agile, jeune, en bonne santé, on traverse la route comme je le fais : en sautant presque, alerte, d’enjambées dynamiques et décidées. Sur la route, on n’y reste à peine quelques secondes que déjà on a traversé, en sécurité. Si on est âgé, obèse ou atteint d’une maladie qui fragilise notre organisme, il nous faudra plus de temps pour atteindre le trottoir opposé, on restera donc plus longtemps sur la route, laissant ainsi plus de probabilités qu’une voiture invisible passe et nous renverse.

Avec le coronavirus actuel, c’est exactement la même chose : quand on ne porte pas de masque, quand on ne respecte pas les gestes barrières, on traverse une route au feu rouge, et parfois une voiture invisible y passe également. Pour certains, elle sera passée avant, ou après, mais nous ne l’aurons pas vue. D’autres la sentiront mais elle les laissera indemnes. Pour d’autres encore ce sera l’accident, qui les laissera blessés, les conduira peut-être à l’hôpital, et les tuera ou pas. C’est selon. Selon l’impact, selon le choc.

Ceux qui n’auront pas (encore) été touchés diront « Cette voiture invisible, c’est du pipeau, cela n’existe pas, votre crédulité est incroyable ! » et ils laisseront entendre aux fragiles qu’ils ont la Connaissance Sacrée et savent mieux que les autres.

Et puis il y a les autres. Ceux que la voiture invisible aura heurtés, blessés, meurtris, tués.

Et il y aura les autres encore, ceux que la voiture invisible n’aura pas frôlés mais qui resteront là, sur le trottoir, à regarder derrière eux leurs proches aimés agoniser.

Et moi aussi je regarde en arrière, je serre les poings et pour ne plus voir mes proches agoniser je repars en avant, à grandes enjambées.

Amicalement,

Joy

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30 octobre 2020

La roulette (vi)russe

Classé dans : Cas pratique,Entre nous — joy369 @ 12 h 01 min

La France, comme d’autres pays, se trouve à nouveau confinée. Interdiction de sortir de chez soi sauf pour certains cas précis.

Tout cela pour essayer de contenir la progression du virus qui déclenche la maladie Covid-19. Maladie qui a déjà tué plus d’un million de personnes de par le monde.

Comment s’en protéger ? En évitant les contacts sociaux, car on ne sait pas qui a le virus et qui ne l’a pas, étant donné que certains porteurs seront sans symptômes, en se lavant les mains au savon régulièrement, et en portant un masque pour éviter d’inhaler le virus contenu dans l’air.

Dans un pays comme la France, où l’eau est accessible partout très facilement (il suffit d’ouvrir un robinet), peu chère, et où le savon est une denrée facile à trouver, cela peut paraître simple de respecter ces consignes.

Pourtant ces derniers mois, de nombreuses personnes ne les respectaient pas, voire se rebellaient contre ces mesures, incitant par exemple les autres à ne pas porter de masque.

C’est fort dommage, car leur comportement pénalise la collectivité.

Et peut-être s’imaginent-ils que le virus est inoffensif, une « grippette » comme cela a été dit à tort il y a des mois maintenant. Et ils ont raison sur un point : pour certains : ce virus est inoffensif.

Pour certains.

Car ce virus joue à la roulette russe avec nous. Il est totalement aléatoire.

Certains développeront aucun sympôme, d’autres ceux d’une grippe carabinée, d’autres auront des problèmes gastriques, des maladies de peau…

C’est la « roulette russe », ce jeu surprenant où l’on ne laisse qu’une balle dans le chargeur d’un révolver et où l’on met cette arme contre sa tempe en appuyant chacun une fois sur la gachette. Si le coup ne part pas, on fait alors passer l’instrument de mort à son voisin de jeu… Encore que « jeu » ne soit pas le mot que j’utiliserais personnellement…

Voilà, le coronavirus apparu fin 2019, c’est cela : une roulette russe. On ne sait jamais ce qu’il va se passer. Est-ce qu’on en mourra ? Est-ce que le coup va partir de biais et nous laisser durablement handicapé, est-ce qu’on n’aura rien ? Ou est-ce qu’on n’aura rien… pour le moment ? On ne sait pas comment le virus évolue.

Peut-être que les personnes asymptomatiques d’aujourd’hui développeront des cas graves demain.

Je ne veux affoler personne, je souhaite juste vous inciter à la prudence.

Idem pour ceux qui l’ont déjà eu : pas la peine de rouler des mécaniques, il y a toujours des risques d’avoir à nouveau ce virus, les chercheurs ne sont sûrs de rien pour le moment concernant ce virus. Sauf qu’il est dangereux.

Aussi, même si c’est pénible, protégeons-nous (et protégeons les autres). :-)

Amicalement,

Joy

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