Joy369

Le site 100% dédié au bonheur !

10 février 2018

« Les questions que tu poses ! »

Classé dans : Entre nous,Les grands principes — joy369 @ 12 h 26 min

« Les questions que tu poses ! » me lance soudain mon interlocuteur, un peu choqué.

Oui.

J’assume.

Je suis authentique et franche et je n’hésite pas à poser des questions pas tout à fait politiquement correctes. Quand je sens que ma question peut débloquer une situation, ouvrir des vannes et ramener le bonheur là où il n’y en a plus, je pose des questions.

C’est vrai, je ne suis pas toujours diplomatique, mais mes questions font avancer et personne ne s’en est jamais plaint.

Bien au contraire.

Aussi parfois je demande aux parents (en consultation privée, bien entendu, jamais devant des tiers), s’ils aiment leurs enfants.

Ouh là là, me direz-vous, cela ne se fait pas !… Un parent aime toujours son enfant.

Hé bien non, désolée mais ce n’est pas vrai. Un parent n’aime pas toujours son enfant.

(Et là j’ai une crise de fou rires en solo parce que je songe au sketch de l’humouriste Haroun sur la famille de politique d’extrême droite, merci Haroun de me faire autant rire ! Tu es vraiment mon humouriste préféré!)

Bref, pour en revenir au sujet, et pardon pour l’interruption, un parent n’aime pas toujours son enfant.

Car un enfant n’est pas toujours désiré (et je ne remercie pas ceux qui font croire que l’avortement est un péché), parce qu’une maman peut faire une dépression post-partum qui passera inaperçue et qui la fera rejeter son enfant (la faute aux hormones), parce que l’enfant peut être différent de celui qu’on attendait et que ce n’est facile d’apprendre à aimer un enfant différent de celui de notre imagination…

Il peut exister milles raisons.

Aussi je ne juge jamais un parent qui n’aime pas son enfant. Je l’écoute et je cherche à le comprendre.

Par contre, tous les enfants méritent d’être aimés. Et ceux qui me racontent leur mal-être ne seront pas plus jugés. Il faut qu’ils comprennent aussi les raisons qui font que leurs parents ne savent pas les aimer (et ce n’est généralement pas du tout de leur faute à eux, les enfants).

Et là je pense à une mère que j’ai croisée qui avait perdu un enfant avant de donner naissance à un 2ème. Je l’inclue souvent dans mes prières d’athée. A-t-elle su trouver la force en elle pour faire le deuil et ne pas faire porter à son 2ème bébé sa peur de le perdre ? Cette peur peut soit l’étouffer soit au contraire se manifester comme une extrême froideur pour se protéger elle, pour ne pas souffrir à nouveau si elle venait à perdre ce 2e enfant.

Va-t-elle mieux depuis qu’elle a croisé mon chemin et que j’ai osé l’interroger sur ce drame enterré en elle ? La lueur dans ses yeux et ses remerciements appuyés quand nous nous sommes quittés me disent que oui.

Et j’espère qu’elle est heureuse. Elle le mérite. Nous le méritons tous.

Alors oui, même si cela choque, je poserai toujours ces questions.

Pour votre Bien…

Amicalement,

Joy

Si vous voulez lire d’autres articles sur des thèmes similaires, voici :

Face à la peur, l’amour

Ne te plains pas du noir

Savoir demander de l’aide

Bienvenue !… Vous êtes sur le blog « joy369″, blog dédié au bonheur, qui contient plus de 850 articles sur ce thème.
Si cet article vous a plu, merci de prendre le temps de cliquer sur les liens Facebook, Tweeter ou Google ci-dessous ou bien laissez un commentaire amical. Vous pouvez aussi vous inscrire gratuitement au flux RSS pour ne pas rater les nouveaux articles ou encore taper « joy369″ dans un moteur de recherche pour faire une pause dans la journée… ;-)

5 février 2018

Lente à l’allumage…

Classé dans : Cas pratique,Entre nous,Les grands principes — joy369 @ 12 h 48 min

Un mois déjà que mon amie est enterrée et c’est seulement aujourd’hui que je pleure enfin pour elle.

Fidèle à ma conviction qu’il vaut mieux lâcher ses larmes plutôt que les retenir (surtout si vous êtes en milieu de confiance), je me laisse aller. Et me voilà hoqueter entre deux sanglots et expliquer à mon conjoint combien j’aimerais que cette amie soit « venue me voir en rêve pour me rassurer sur son bien-être », combien j’aimerais avoir la preuve qu’une vie (plus heureuse) existe après la mort…

Et de me demander si elle savait combien je l’aimais (là, objectivement, je pense que oui, mon article du mois dernier l’atteste), à me dire qu’elle va me manquer…

Oui. Un mois déjà et ce n’est qu’aujourd’hui que je pleure…

Je suis vraiment lente à l’allumage… ;-)

Mais mon conjoint sait ce qu’il faut faire : me serrer dans ses bras et dire au besoin quelques petits mots que j’attends. « Mais oui elle savait que tu l’aimais » « Mais oui, elle aussi t’aimait beaucoup »…

C’est comme tomber au fond d’une piscine et remonter d’un coup de pied vigoureux…

Même s’il ment (et je ne crois pas qu’il mente), c’est ce que je veux entendre et il a raison de me le dire. Encore une fois, j’encourage le pieux mensonge plutôt qu’une vérité désagréable.

Et là je fais référence au brutal : « Ah bon ? Je ne pense pas qu’il savait que tu l’aimais tant », réponse qui m’a été faite naguère par sa veuve suite au décès d’un autre ami âgé…

Bref : j’ai enfin laissé couler mes larmes et mon chagrin, mon adorable conjoint a su me consoler, et maintenant tout va bien. J’ai laissé ma tristesse derrière moi. Car, dois-je répéter cette citation (du philosophe Alain ?) :

« La tristesse n’est ni noble, ni belle et ni utile »

Cela ne sert à rien de se vautrer dans la tristesse comme d’autres la luxure. Ce qui est fait est fait. Les morts ne reviennent pas, à la rigueur, c’est nous qui les rejoindrons un jour, et cela ne sert à rien de rester trop longtemps dans la tristesse. Au contraire ceux qui croient en la vie après la mort vous le diront : rester triste pour eux les empêche d’évoluer et de continuer leur chemin en paix.

Et si vous ne croyez pas en quelque chose après la mort, pensez-vous vraiment que cette personne décédée que vous pleurez aurait aimé vous voir triste ?

Non, certainement pas. Elle aurait voulu vous voir heureux et pétillant de vie et de joie.

Alors c’est cela qu’il faut faire : pleurer un bon coup, au besoin parler ou écrire au mort pour soulager notre coeur, et continuer notre vie.

Cela ne nous empêche pas de l’aimer, cela ne nous empêche pas de penser à lui/elle, mais c’est tellement plus sain pour nous.

Alors le Bonheur ! Il n’y a que cela à rechercher ! Le Bonheur, le Bonheur, le Bonheur avant tout ! :-)

Amicalement,

Joy

Si vous voulez lire d’autres articles sur des thèmes similaires, voici :

Un dernier câlin (l’article du mois précédent)

Ce que je voudrais lui dire

Laisser filer son chagrin

Bienvenue !… Vous êtes sur le blog « joy369″, blog dédié au bonheur, qui contient plus de 850 articles sur ce thème.
Si cet article vous a plu, merci de prendre le temps de cliquer sur les liens Facebook, Tweeter ou Google ci-dessous ou bien laissez un commentaire amical. Vous pouvez aussi vous inscrire gratuitement au flux RSS pour ne pas rater les nouveaux articles ou encore taper « joy369″ dans un moteur de recherche pour faire une pause dans la journée… ;-)

5 janvier 2018

Un dernier câlin

Classé dans : Entre nous — joy369 @ 12 h 16 min

« Allez ! A l’année prochaine ! » que je lui ai dit fin décembre, à quelques jours de la Saint Sylvestre.

« Ouh là, si je suis encore là ! » m’a-t-elle répondu, cette vieille dame si jeune d’aspect.

« Taratata ! » lui ai-je rétorqué. « Y a pas de raison, t’es en pleine forme ! »

Et de fait, c’était vrai.

Sauf qu’elle avait raison.

Elle est morte, 2 jours après.

Comme ça. Paf !

Sans prévenir.

Et moi je ne réalise toujours pas que je ne la verrai plus pour cette nouvelle année.

Et moi je ne réalise toujours pas qu’aujourd’hui elle est enterrée.

Bizarre. La vie est bizarre.

La mort plutôt d’ailleurs.

Oui : la mort est bizarre.

Pourquoi m’avoir volé cette grand-mère de cœur ?

Mais je ne dois pas être trop sévère : car elle l’attendait, cette grande faucheuse qui lui avait déjà fauché son mari…

Dix ans déjà. Dix ans à s’étonner jour après jour de lui survivre.

Mais voilà. Elle l’a rejoint.

Et je suis sûre qu’elle l’a enfin rejoint.

Et qu’ils sont bien, tous les deux.

Ensemble.

Quand à moi, je suis également heureuse.

Car moi qui ne suis pas contact physique, allez savoir pourquoi, je lui avais fait un dernier câlin. Comme ça. Juste avant.

Un vrai gros câlin.

Un câlin instinctif qui voulait dire « Je t’aime ! »

Et elle est morte.

Mais avant elle a eu un dernier câlin…

Amicalement,

Joy

Si vous voulez lire d’autres articles sur des thèmes similaires, voici :

La peur de perdre, la chance d’avoir

Un bouquet de feuilles mortes

La tristesse n’est pas belle

Bienvenue !… Vous êtes sur le blog « joy369″, blog dédié au bonheur, qui contient plus de 850 articles sur ce thème.
Si cet article vous a plu, merci de prendre le temps de cliquer sur les liens Facebook, Tweeter ou Google ci-dessous ou bien laissez un commentaire amical. Vous pouvez aussi vous inscrire gratuitement au flux RSS pour ne pas rater les nouveaux articles ou encore taper « joy369″ dans un moteur de recherche pour faire une pause dans la journée… ;-)

12345...16
 

Jepensedoncjecris |
Thestrangedoll |
Samublog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Iwannabeperfect
| Kcelin
| Laviedagathe