Joy369

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20 octobre 2017

Culture Disney

Classé dans : Entre nous — joy369 @ 12 h 48 min

Conversation avec mon conjoint.

Il me raconte combien l’a énervé un de ses collègues avec ses petites remarques méchantes qui le visaient.

Me souvenant que mon conjoint avait fait preuve récemment d’une grande gentillesse vis-à-vis de l’individu en question, j’éclate de rire : « Vraiment, tu vas finir par regretter d’avoir été sympa avec ce type ! »

Très sérieux, mon conjoint me répond :

« Mais non, ce n’est pas parce qu’il est méchant qu’il ne faut pas être gentil avec lui ! »

Sachant qu’il est le premier lecteur de ce blog 100% bonheur et que c’est le genre de messages que j’essaie de faire passer, je le taquine :

« Ouh là là ! On dirait que tu écris des blogs sur le bonheur, toi ! »

Il me répond du tac au tac :

« Tu parles, c’est la morale de tous les dessins animés Disney ! »

Et vlan ! Joy, dans tes dents !…

Cela m’amuse encore plus et je rigole. De la culture Disney !… Bien qu’appréciant beaucoup tous les dessins animés, y compris ceux de Disney, je sais aussi que la culture Disney, c’est de la culture de masse, et la remarque de mon conjoint a un petit côté méprisant.

N’empêche, sa remarque me fait réfléchir : est-ce que nous serions tous plus ou moins incités par Disney à « faire le bien » et « à être gentil, même avec les méchants » ?…

Finalement c’est aussi les messages que certaines religions ont souhaité faire passer depuis des millénaires… Et cela n’a jamais empêché les guerres…

Est-ce que la culture de masse véhiculée par le cinéma réussirait là où les religions n’ont jamais réussi ?…

Est-ce que la « bienveillance » ambiante, que je retrouve même (du moins dans les mots) en lisant des journaux politiques, viendrait de là ?

Pourquoi pas ?

Qu’importe, si cela peut nous inciter à être respectueux les uns des autres…

Que m’importe de savoir si cela vient de la « culture Disney », après tout, j’assume bien mon côté « j’habite chez Amélie Poulain » (tout en adorant les Fatals Picards (dont c’est le titre d’une chanson plutôt ironique))…

Qu’importe l’origine de notre désir d’être bienveillant, l’essentiel c’est de l’être autant qu’on le peut pour créer un cercle vertueux.

Pour notre propre bonheur.

Amicalement,

Joy

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Un jour de joie

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5 octobre 2017

« J’adore bosser avec toi ! »

Classé dans : Cas pratique,Les grands principes — joy369 @ 12 h 54 min

J’ai déjà expliqué dans ce blog comment j’avais rencontré une femme qui m’avait longuement complimentée sur la qualité de mon travail, tout en m’expliquant qu’elle avait pris cette habitude suite à une maladie très grave pendant laquelle elle avait pris conscience qu’elle n’avait jamais pris le temps de remercier ses collègues d’être aussi sympathique avec elle.

La vie est courte, s’était-elle dit, et à quoi sert de vivre les uns à côtés des autres sans se dire tout le bien qu’on pense les uns des autres ?

Bien qu’entièrement d’accord avec elle, je trouve triste que ce soit une maladie qui soit le déclencheur d’une telle prise de conscience. Personnellement, je n’ai pas l’intention d’être malade… mais c’est vrai que je dis sincèrement le bien que je pense des autres.

Et j’envoie souvent de petits mails gentils et sincères autour de moi, y compris à mes collègues, voire mes clients. Pas grand chose, juste une petite phrase sympathique pour leur faire part de ma tristesse de leur départ s’ils s’en vont, ou de ma joie à devoir travailler avec eux si je les apprécie.

J’ignore si c’est dû à ma passion pour le « Tétris temporel » dont je parlais l’autre jour ou si c’est une déformation due à la culture française (« le pays des 35 heures de travail par semaine »), mais je me juge extrêmement efficace… et j’adore les personnes qui le sont.

Aussi, quand je demande une information à quelqu’un qui me répond de manière précise et rapide, je n’hésite pas à le remercier pour cette efficacité qui me plaît.

Voire à bien insister : « j’adore bosser avec toi ! » :-)

Car les gens ne sont pas des machines. Ils travaillent, certes, mais ils ont des sentiments. Et ils prennent du temps pour faire leur travail, certains y mettent de l’ardeur. Voire, selon leurs capacités et l’adéquation de leur métier par rapport à leurs compétences, ils font de réels efforts.

Alors pourquoi ne pas les remercier ?

Même pour les rendez-vous médicaux pris par téléphone, je n’hésite jamais à remercier sincèrement l’opérateur pour la gentillesse de son accueil. Une voix agréable et gentille, un secrétaire accommodant, c’est toujours plus agréable qu’un individu râleur et rigide.

Je sais que pour certains lecteurs je peux donner l’impression de vivre « chez Amélie Poulain »…

Mais qu’importe ?

Parce que ma vie est belle, et que j’essaie d’embellir celle des autres, et que, généralement, ce comportement a des effets positifs en retour sur ma vie.

Un cercle vertueux en quelques sortes.

Essayez ! Vous verrez bien… :-)

Amicalement,

Joy

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Moi je vis chez Amélie Poulain

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Joueur de tétris temporel

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12 mai 2017

Le pain de la cantine

Classé dans : Cas pratique — joy369 @ 12 h 42 min

Dans mon pays, il me semble qu’il y a toujours eu des mendiants, qu’on appelle aujourd’hui des « SDF » de l’acronyme « Sans Domicile Fixe ».

Quand j’étais petite, il me semble qu’ils n’étaient pas si nombreux, même s’il y en avait, surtout dans les grandes villes. Souvent ils étaient alcoolisés et réclamaient de l’argent pour s’acheter de quoi boire du vin ou de la bière.

A partir de 1989, avec l’ouverture des frontières de nombreux pays de l’est de l’Europe, ont afflué des mendiants d’un autre type. Ce n’était plus le poivrot du village mais des familles, parfois issues de mafia très organisées, avec les « chefs » qui venaient le soir récupérer toutes les « familles » à bord de Mercedes grises. J’écris « famille » entre guillemets car parfois les enfants se « prêtaient » pour la journée, histoire d’émouvoir la population.

Ces bandes organisées ne se contentaient pas de mendier, mais volaient également. D’ailleurs je ne sais pas pourquoi j’écris à l’imparfait car tout ceci existe toujours.

Ces bandes donnent une très mauvaise image des mendiants mais elles ne représentent pas toute la population sans domicile fixe. Car il y a aussi des malheureux qui ne volent pas du tout et qui sont réellement dans la misère. Des personnes qui, quand vous leur proposez de quoi manger, ne tendent pas la main en réclamant de l’argent plutôt que de la nourriture.

Et, malheureusement, dans mon pays, cette frange-là de la pauvreté augmente dernièrement.

J’ai été stupéfaite de voir des personnes, nu-pieds (il fait froid chez moi) courir dans la rue, l’air famélique, fuyant je ne sais quel danger.

Et j’insiste : ces nouveaux sans-abris sont réellement affamés. Si vous leur donnez de quoi manger, ils ne réclameront pas d’argent l’air de penser « Ta nourriture, rien à faire, file-moi de la thune ! »… Ils ont réellement faim.

Cette réalité (« De nombreuses personnes de par le monde ne mangent pas à leur faim »), déjà dérangeante quand elle se situe dans des pays lointains, l’est d’autant plus quand cela se passe devant votre porte.

Et le souci de la faim, c’est que ça revient. Inutile de donner un sandwiche en se disant : « Voilà! Le problème est réglé ! ». Le problème est réglé… que momentanément.

Alors que faire ?

Faire des dons, oui, mais au quotidien, vous pouvez aussi prendre l’habitude de donner un peu de nourritures à l’un ou l’autre de ces affamés.

Moi qui ne mange pas de pain au restaurant d’entreprise et qui, soucieuse de ne pas gâcher de nourriture, n’en mettait pas sur mon plateau, j’en prends désormais un systématiquement… que j’apporte avec moi en dehors de la cantine et que je donne à qui croise ma route.

C’est rien me direz-vous.

Et vous aurez raison.

Mais je fais comme le colibri : je fais ma part…

Amicalement,

Joy

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