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20 septembre 2020

Le copain Jamal

Classé dans : Entre nous — joy369 @ 12 h 05 min

La rentrée des classes a eu lieu. Les enfants ont retrouvé leurs écoles, leurs professeurs, leurs cahiers et leurs copains.

Leurs copains habituels, mais aussi des nouveaux.

Ce jeune collégien me parle d’un de ces nouveaux. Jamal ceci, Jamal cela.

Jamal semble intéressant. Il vient d’un autre pays, d’un autre continent. Il parle plusieurs langues, a vécu sur plusieurs continents. Je m’enthousiasme déjà de tout ce qu’il doit avoir à raconter.

« J’ai hâte de faire sa connaissance », dis-je, « C’est dommage qu’avec le Covid-19 on ne puisse pas trop s’inviter les uns les autres car j’aimerais bien le rencontrer, ton Jamal ».

Moment de silence. Occupée comme toujours, j’ai presque oublié la conversation quand le collégien poursuit, hésitant. Il est trop gentil pour parler en mal, mais à vrai dire il n’a pas trop envie de l’inviter. « Pourquoi ? » je veux comprendre.

Il explique : ce copain est très sympa mais s’il a fait quelque chose de pas bien, il ne l’assume pas. Il accuse les autres pour ne pas reconnaître qu’il est en tort.

A vrai dire, je suis impressionnée qu’un jeune garçon sache exprimer ce trait de caractère chez les autres. Je félicite donc mon interlocuteur.

« C’est bien que tu t’en aperçoives, cela veut dire que toi-même tu cherches à assumer quand tu es en tort (ce qu’il fait, je le sais) et cela veut dire que jusqu’à présent tu as eu de la chance de n’avoir autour de toi que des amis qui faisaient comme toi. C’est assez rare, tu sais, même chez les adultes. Nombreux sont ceux qui, fautifs, se sentent acculés et refusent d’admettre leur faute. Et tu as raison, c’est vrai que ce comportement est plutôt désagréable ».

Le dialogue stoppe ici, de toutes façons, Covid oblige, ce n’est pas le moment de lancer des invitations. Alors on verra plus tard si Jamal arrive à se faire apprécier assez pour que son copain songe à l’inviter.

Mais j’y repense.

Pourquoi certains assument et d’autres nient et se cachent quand ils sont fautifs, quitte à accuser les autres ?

C’est d’ailleurs l’un des thèmes du roman « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur », que je lisais hier. Une jeune Blanche accuse un Noir, à tort, parce qu’elle est fautive.

Dans ce roman, cette jeune femme vit dans un milieu compliqué, sans mère et avec un père négligent et violent. C’est cela la clé : la confiance qu’on peut avoir dans notre entourage si on avoue.

Selon l’éducation qu’on a reçue, on va assumer plus facilement ses fautes ou pas du tout.

Je ne connais pas Jamal mais imaginons que son entourage familial soit violent. S’il fait une bêtise, imaginons qu’il se fasse frapper ou humilier. Aurait-il envie d’avouer ? Non, il développerait le réflexe de cacher sa faute… quitte à accuser un autre. C’est un réflexe de survie.

Tandis que celui ou celle qui est éduqué dans la bienveillance ne se posera pas la question : il assumera sa faute.

Le jeune collégien a été éduqué avec bienveillance. Il grandit et peu à peu il va découvrir d’autres cultures familiales que la sienne.

…et les comportements qui vont avec.

Amicalement,

Joy

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15 décembre 2018

Incompétence d’autrui et bonheur

Classé dans : Entre nous — joy369 @ 12 h 11 min

Comme (quasiment) tout le monde, je me considère intelligente et compétente et j’ai toujours raison.

C’est comme cela. (rires)

Non, je grossis un peu le trait, mais je le reconnais : comme tout le monde, j’ai tendance à penser qu’Autrui a tort et que ceux qui font comme moi ont raison et pas les autres.

Mais en général, que les gens fassent comme ils le veulent, cela ne me dérange pas trop.

Sauf dans le milieu professionnel, quand on me demande de réparer les sottises des autres…

Là, cela me saoule…

Vraiment.

Et là j’ai tendance à pester, râler, me plaindre et tutti quanti.

Mais comme je suis gentille et obéissante, je répare…

Sauf que, si vous lisez ce blog depuis un certain temps, vous saurez que je le répète toujours : se plaindre et râler ne sert à rien, ou du moins, cela ne sert pas notre bonheur.

Alors envisageons la situation : je considère les autres incompétents et leur incompétence déteint sur moi (parce que nous formons, aux yeux de nos clients communs, une même et unique entité).

Je me sens donc salie par leur incompétence.

Déjà, ce n’est qu’un jugement : sont-ils vraiment incompétents ? Peut-être que non. Peut-être qu’ils ont fait de leur mieux avec les données dont ils disposaient au moment où ils ont fait ce qu’ils ont fait.

Peut-être qu’ils étaient mal lunés, démotivés par un supérieur peu sympathique ou déboussolés par un quelconque drame personnel dont je ne sais rien.

Bref, ne pas juger tant qu’on n’a pas chaussé les mocassins des autres.

Ensuite, à quoi cela me sert de râler ? Cela ne changera rien à la situation. Vais-je apitoyer mon chef, mes clients, et leur montrer grâce à mes râles que je me désolidarise de l’Incompétent ?…

Hum… Oui, je pense que cela pourrait faire partie de la réponse…

Mais est-ce que mon chef et mes clients sont assez stupides pour tous nous amalgamer ? (Non : ils sont intelligents, sinon ce ne seraient pas ni mon chef ni mes clients) :-)

Et est-ce que sincèrement, cela les intéresse le moins du monde ? Heu… non. Mes états d’âmes n’intéressent que moi. Et là se remémorer la citation de Dale Carnegie : « l’annonce de votre mort gênera moins Untel que 5 minutes de sa propre migraine ». (Ou quelque chose du genre)

C’est un peu violent mais ça a le mérite d’être clair : rien à faire des affaires des autres, vendez-moi le produit que je veux et c’est tout.

Conclusion : pourquoi râler ? Cela ne sert à rien, sinon à donner une image de moi dévalorisante (« la personne qui râle tout le temps ») et à desservir mon propre bonheur.

Et puis, en y réfléchissant bien, si les Autres sont aussi incompétents, c’est finalement très rassurant sur ma propre valeur… (rires)

Allez, assez bavasser : il faut que je répare ! ;-)

Amicalement,

Joy

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30 août 2018

La bienveillance à l’école

Classé dans : Cas pratique,Les grands principes — joy369 @ 12 h 52 min

C’est bientôt la rentrée scolaire.

Il paraît que pour les adultes, ce moment rime avec stress et dépression. Même s’ils n’ont pas d’enfants scolarisés. Juste cette période. Les souvenirs de leur propre enfance qui les a traumatisés.

Car pendant longtemps, l’école a rimé avec dureté, punitions voire châtiments corporels pour les plus âgés. Depuis, l’école s’est adoucie. Elle est révolue, l’époque des coups de règles sur les doigts, du bonnet d’âne ou des coups de martinet.

Même les devoirs sont (officiellement) interdits, du moins pour les plus petits.

Chez les libraires, des rayons fleurissent proposant quantité de livres pour une éducation bienveillante et positive.

Mais dans les faits ?… Dans les faits, cela dépend beaucoup des professeurs des écoles… Et il ne me semble pas que ce soit une affaire d’âge, même si j’imagine que les plus jeunes sont plus sensibilisés à cette « bienveillance à l’école ».

J’ai rencontré des professeurs jeunes physiquement mais étriqués dans leur tête, utilisant la sévérité et la rigidité comme modèle éducatif, et une professeur de primaire plus âgée mais d’une bienveillance absolue. Une femme tellement admirable que n’importe quel adulte aurait aimé être un enfant pour pouvoir passer ses journées avec elle. Mais avec cela, d’une autorité naturelle impressionnante. Tout en douceur.

Bref, la bienveillance à l’école, c’est un peu la loterie. Donc si vous avez des enfants en âge d’aller à l’école, il n’est pas sûr qu’ils tombent sur une personne comme cela lors de cette rentrée-ci.

Mais la bienveillance à l’école, cela commence aussi par la case « maison ». Et là, c’est compliqué. Car les parents sont dans l’affect. Ils aiment leurs enfants, certes, mais à des degrés plus ou moins soutenus, tous les parents façonnent des « Benoît enfants de race » dont je parlais dans l’article précédent. Ils veulent aussi se faire valoir à travers leurs enfants. Ils aiment se vanter des bonnes notes et des bons résultats scolaires ou sportifs de leurs enfants.

Une note moyenne et c’est la crise à la maison. Avec éventuelle punition, devoirs supplémentaires ou autre. Pourtant, ce sont les parents qui devraient être les plus bienveillants. Non pas permissifs mais bienveillants avec leurs enfants. Ce qui n’est pas simple, surtout si nous-mêmes n’avons pas été élevés avec bienveillance. On rejoint d’ailleurs le discours sur les châtiments corporels, tous les « Ce n’est pas une bonne claque/fessée qui le tuera, j’en ai bien reçues, moi, étant petit(e)! »…

Et gare aux remarques acides qui font encore plus de mal que les châtiments corporels… De la bienveillance on vous dit !…

Pas évident, de se rappeler qu’il a été prouvé que l’absence ou la présence de devoirs ne changeait rien aux résultats des enfants de l’école primaire. Pas évident, de se souvenir que le stress et la pression empêche les enfants d’apprendre convenablement. Pas évident non plus de réaliser que notre enfant nous aime et fera tout pour qu’on soit fier de lui et qu’il se met bien souvent la pression tout seul s’il a de mauvaises notes.

Finalement, pour l’année scolaire qui commence, ne serait-ce pas plutôt cela les véritables devoirs à la maison à effectuer ? Non pas des dictées supplémentaires, mais bien des devoirs pour les parents : apprendre à devenir bienveillants ?

Bienveillants avec nos enfants pour commencer puis étendre peu à peu cette bienveillance à notre conjoint, à nos amis, nos voisins, nos collègues puis les inconnus que nous croisons sur notre chemin ?

Oui, de sacrés devoirs… Et hélas, avec si peu de professeurs compétents…

Amicalement,

Joy

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