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5 novembre 2020

L’écoute active

Classé dans : Cas pratique,Entre nous,Les grands principes — joy369 @ 12 h 54 min

Je repose le téléphone.

Voici plus d’une heure que j’écoute mon interlocuteur.

Vindicatif, agressif, parfois vulgaire voire violent, cet homme est craint par tous. Quand il commence on ne l’arrête plus. Aussi, quand il m’a demandé un rendez-vous téléphonique, je n’étais pas à l’aise. Par politesse, je l’ai donc rappelé. Évidemment, je n’ai pas fait cas de son « Je n’en ai pas pour longtemps » et je me suis préparée mentalement à y passer la soirée. Je m’inquiétais un peu de ce que j’allais bien pouvoir lui dire. Inquiétude vaine (comme tous les inquiétudes) : nul besoin de parler, ce monsieur voulait juste que je l’écoute, lui. Et comme je sais écouter, il était ravi. Donc nulle agressivité, nulle violence verbale. Je l’ai juste écouté. C’est tout.

C’est si simple. Et pourtant à chaque fois je suis époustouflée par le pouvoir de l’écoute active.

Pourtant visiblement tout le monde n’a pas cette compétence. Du moins c’est ce que dit mon conjoint, lequel n’en revient jamais quand je laisse mes interlocuteurs parler en long en large et en travers de sujets sur lesquels j’ai moi-même une certaine expertise.

« Mais pourquoi ne leur as-tu pas dit que tu étais experte de ce sujet ? » « Mais pourquoi ne lui as-tu pas dit que côté voyage dans tel endroit, tu connaissais probablement mieux que lui ? »

Mais quelle importance ? A quoi cela me sert de faire étalage de mes connaissances si clairement mon interlocuteur ne souhaite pas écouter mais bien « être écouté » ? Moi, je n’ai rien à apprendre de m’entendre pérorer sur ce que je sais déjà. Par contre mon interlocuteur peut m’enseigner quelque chose. Je ne sais pas tout. Même sur les sujets où je suis experte. J’apprends toujours énormément en pratiquant l’écoute active. Et souvent cela a un effet thérapeutique sur mon entourage.

Comme cette cliente en quasi-burnout qui s’est mise soudain, hors de tout contexte, à me raconter longuement le harcèlement professionnel dont elle a été victime.

Nous avons tous des histoires de harcèlement à raconter. Ceux que nous avons subis ou ceux que des personnes que nous connaissons ont subis. Mais je n’ai rien dit, je n’ai fait que l’écouter. Activement. M’intéressant réellement à son histoire. Cela a duré longtemps. Mais elle a semblé heureuse de m’en faire part. Peut-être que, le simple fait de l’écouter, cela lui a fait du bien et lui a permis de repartir plus vivante, plus heureuse. :-)

Ou encore cette collègue dont le terrible drame familial m’avait fait frémir. Je tremblais un peu à l’idée de la revoir. Que dire quand le pire a eu lieu ? Que dire à une mère qui a perdu un enfant ?… Je ne savais pas quoi dire. Je le lui ai d’ailleurs dit en lui présentant mes condoléances : « Je suis désolée, je ne sais pas quoi te dire. Je ne peux pas te dire que je ne comprends car je n’ai pas vécu cette situation et je pense que ce n’est pas compréhensible tant qu’on ne le vit pas ».

Cela, c’était par écrit, à l’annonce du drame.

Et puis je l’ai revue. En réel. Face à face. Elle qui faisait semblant d’aller plus ou moins bien pour assumer professionnellement mais que je sentais brisée, vidée de son énergie intérieurement.

La conversation est tombée sur le drame. Elle s’est mise à monologuer. Je ne lui demandais rien mais elle m’a expliqué longuement qu’elle n’avait pas envie d’en parler, que c’était trop récent. Et elle a enchaîné encore et encore sur le thème, répétant souvent qu’elle ne voulait pas en parler, qu’elle ne voulait parler à personne et moi qui restais silencieuse, un peu gênée puisque je ne lui demandais rien justement mais qu’elle me parlait quand même. Je n’ai pas osé la couper et lui dire « Sois tranquille, je ne te demande rien, tu peux te taire. » Je l’ai juste laissée continuer et déverser sur moi le flot de paroles qu’elle disait ne pas vouloir évacuer de son âme.

Et cela a duré, duré. Je ne relançais pas la conversation, ne souhaitant pas qu’elle puisse me reprocher de « lui sortir les vers du nez », souhaitant au contraire respecter sa douleur et son intimité. Mais pourtant elle a continué et continué.

J’avais presque peur qu’elle m’en veuille, qu’elle s’en prenne à moins d’avoir tant parlé elle qui répétait ne vouloir rien dire.

Et puis elle s’est arrêtée et c’est tombé :

« Merci de ton écoute »

« Merci de ton écoute » m’a-t-elle dit, elle qui ne voulait pas parler, à moi qui n’avait pas demander qu’elle me parle.

Ce fut un moment étrange. Car quand elle est partie j’ai eu l’impression que son chagrin s’était, un peu, apaisé.

C’est l’un des pouvoirs que j’aime le plus dans l’écoute active : le pouvoir de pacifier les esprits et la douleur des âmes…

Amicalement,

Joy

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25 août 2020

Semer des références comme des pépites de bonheur

Classé dans : Cas pratique,Entre nous,Les grands principes — joy369 @ 12 h 19 min

Récemment, une amie m’a dit qu’elle me trouvait cultivée.

Cela m’a fait rire.

Parce que moi, je ne me considère pas du tout cultivée. Et je ne cherche pas à le devenir particulièrement.

Oh, je ne dis pas que je n’ai jamais essayé, à l’adolescence, à une période où on se cherche, où on ne se connaît pas vraiment. Apprendre des trucs (sans intérêt selon mon « moi d’aujourd’hui ») histoire de pouvoir les recaser… ou de gagner des points au Trivial Pursuit… ;-)

Mais sincèrement, savoir qui a gagné le Tour de France en telle année, quel célèbre opéra a écrit tel musicien ou en quelle année a été rédigé tel roman célèbre, très peu pour moi. Je m’en moque.

Alors, dire que je suis cultivée, cela me fait doucement marrer… ;-)

Pourtant, je ne suis pas plus cruche qu’un autre. Je connais des choses, c’est certain. Mais seulement sur certains domaines qui me plaisent. Et je n’ai pas la présomption de l’héroïne de Katarina Mazetti dans « Le caveau de famille » de croire qu’elle connaît mieux que le héros le domaine de l’exploitation des vaches laitières parce qu’elle travaille dans une bibliothèque. A chacun son domaine. (En passant, je ne vous conseille pas ce livre, moi il m’a rendu triste, comme les 2 autres livres de cet auteur que j’ai pu lire…)

A chacun ses domaines.

Et c’est vrai que, dans mes domaines d’intérêt, il y a la lecture. Aussi, quand je croise cette connaissance qui aime savourer une bonne lecture comme d’autres vont savourer une bonne bouteille, je n’hésite pas à sortir un crayon, un papier et à lui lister 2 ou 3 chefs d’œuvres littéraires. Je l’observe relire ma feuille avec les yeux qui brillent de joie, il écoute mes brefs commentaires avec un sourire qui lui fend le visage en deux. Il goûte déjà le bonheur de feuilleter les pages… Je sens le bonheur futur qu’il ressentira en riant aux passages les plus drôles, en frémissant aux moments les plus intenses…

Je lui offre des pépites de bonheur…

Notez bien que je peux le faire avec des références de lecture car je baigne dans ce milieu, lisant beaucoup. Mais chacun peut partager sa passion. Je suis toujours ravie quand un expert d’un sujet m’offre un conseil ou deux dans son domaine d’expertise. Un conseil de voyage, de jardinage, une recette à tester, un produit de maquillage, qu’importe.

Nous avons tant à partager avec les autres.

En retour, moi qui en raffole, mon interlocuteur m’a offert 2-3 anecdotes. Je les savoure et j’espère ne pas les oublier. :-)

Quel bonheur d’offrir du bonheur aux autres ! :-)

Amicalement,

Joy

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19 mars 2020

La communication non-violente

Classé dans : Cas pratique,Entre nous,Les grands principes — joy369 @ 12 h 00 min

Dès samedi soir, quand il était certain que le confinement général était évident, j’ai tout de suite eu une pensée pour tous ces couples qui ne s’entendent plus vraiment et qui risquent de finir cette guerre par un divorce. Et j’ai eu le cœur serré pour tous ces enfants battus et adultes battus qui vont devoir vivre avec leur(s) tortionnaire(s)…

Si je regarde le bon côté des choses, peut-être aussi que ça va être le moment idéal pour tous ces agressifs qui sont ainsi à cause de l’alcool de se sevrer de cette drogue.

Et pour les autres, les gens normaux qui vont devoir cohabiter, parfois avec des enfants très jeunes et donc très bruyants ? Il va falloir apprendre à vivre ensemble. Et pour les parents qui se sont toujours déchargé de l’éducation de leurs enfants sur le personnel enseignant, il va être temps de leur réapprendre les bonnes manières ! :-)

Pour vivre ensemble, la communication non-violente est une piste intéressante. Je ne suis pas « coach officiel » mais je pense appliquer probablement assez de principes pour pouvoir en parler légitimement.

  1. Parler en son nom propre en commençant par « Je » plutôt que par le « Tu » agressif. Remplacer le « Je me suis mal exprimé(e) » par « Tu n’as rien compris » par exemple… C’est bête mais les phrases qui commencent par « Tu »… agressent. Même les commentaires que je reçois commençant par « C’est intéressant ce que vous écrivez mais vous n’avez pas compris… » me paraissent un peu agressifs… ;-)
  2. Écouter. Prendre le temps d’écouter vraiment l’autre sans l’interrompre. Cela tombe bien : pour la plupart d’entre nous, nous avons enfin le temps. :-)
  3. Rester dans la bienveillance. Et pour cela ne pas supposer. Ne pas imaginer des intentions mauvaises à l’autre.
  4. Ne pas parler de l’autre non plus. Rien n’est plus méprisant que ceux qui parlent de vous à d’autres, devant vous ou dans votre dos, plutôt que de vous parler directement.
  5. Stopper les critiques. Retenir nos jugements. Pas évident, surtout pour le peuple Français !… :-)

Mais si nous pouvions nous former peu à peu sur le sujet, ce serait tellement pour tout le monde, et même pour après la guerre contre le Covid19. :-)

Amicalement,

Joy

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