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3 mai 2017

La vieille et son sandwiche quotidien

Classé dans : Cas pratique,Les grands principes — joy369 @ 12 h 50 min

On m’a raconté cette histoire il y a des années, mais elle me trotte toujours en tête depuis…

Qui était-elle ? La grand-mère de ma copine qui me l’a racontée ? Une simple petite vieille comme tant d’autres dans ce village de France ?

Qu’importe !

C’est une histoire vraie, l’histoire d’un village du nord de la France, dans cette région humainement chaleureuse que j’adore, avec son clochard qui s’assoit tous les jours dans le même petit square.

Et, face à ce square, j’imagine une maison en briques rouges comme il y en a tant là-bas, avec une petite vieille qui y habite.

Une petite vieille à la retraite. Une petite vieille qui, chaque jour, prépare un sandwiche pour le clochard dans le square…

Et chaque jour, elle sort de sa maison, traverse le square et apporte ce repas au clochard…

C’est tout. L’histoire est finie. Pas de quoi en faire un film Hollywoodien me direz-vous. Non, en effet. Mais cependant, je trouve cette histoire fascinante. Car l’histoire est vraie et qu’elle s’inscrit dans la durée.

La vieille femme n’apporte pas un sandwiche de temps en temps, elle en apporte un tous les jours.

Tous les jours.

Et on peut l’imaginer, dans sa cuisine, s’appliquer à préparer avec des ingrédients différents chaque jour ce sandwiche qui sera peut-être l’unique repas de cet homme pour la journée.

Quand j’entends tant de personnes âgées se plaindre, se plaindre de leur solitude, se plaindre de leurs maux, de leurs corps et de leurs cors, je bénis cette petite vieille qui se rappelle que d’autres souffrent peut-être plus qu’elle.

Et je bénis cette femme qui se rend utile, jour après jour, à combattre la faim à sa façon.

Mais, me direz-vous, est-ce qu’elle ne condamne pas cet homme à rester un assisté toute sa vie ?

Peut-être est-il assisté, en effet, mais il se condamne seul, ou peut-être sont-ce les souffrances de sa vie passée qui l’ont condamné ?

Je ne connais rien de plus de cette histoire.

Qui est-il ? Pourquoi la vie l’a conduit là, sur ce banc dans ce square ? D’où vient-il ?

On ne le saura jamais.

Mais il est probablement en souffrance et cette femme le soulage de la faim, chaque jour.

Et moi j’admire cette femme.

J’admire sa ténacité, sa volonté.

J’admire son humanité aussi.

Peut-être nous faudrait-il être un peu plus comme elle ?

Amicalement,

Joy

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16 février 2017

Un enfant de 12 ans

Classé dans : Lectures conseillées — joy369 @ 12 h 19 min

Connaissez-vous un enfant de 12 ans ?

Si oui, je suppose que cet enfant va à l’école, qu’il a un toit où dormir, un certain confort de vie ? Peut-être même des parents ? Voire des parents aimants ?

Cet enfant-là n’a plus que sa mère. Son père est décédé. Il a sa mère et ses frères et sœurs. Mais il n’a pas la chance de vivre dans un pays en paix et sa vie est en danger. Alors sa mère va faire le pire sacrifice qu’il soit pour une mère qui aime son enfant : lui ordonner de partir pour ne plus revenir.

Et elle va payer. Cher. Elle va donner 8000 dollars pour que des passeurs aident son fils à atteindre l’Europe. Depuis l’Afghanistan en guerre, cet enfant de 12 ans va traverser, seul, sans parents et sans famille, une douzaine de pays.

Vous pouvez lire son témoignage dans un livre intitulé « Moi, Gulwali, réfugié à 12 ans ». L’auteur ? Gulwali Passarlay.

La lecture de ce livre devrait à mes yeux être obligatoire pour que chacun devine les souffrances et les épreuves traversées par tous ses migrants qui fuient leurs pays.Tous les dangers, le stress, l’inquiétude permanente, les risque de noyade, d’assassinat, la prison, les camps souvent inhumains… La liste est longue et son récit ne fait pas honneur à mon pays (la fameuse « Jungle » de Calais…).

Mais ce récit est aussi un hommage à l’humanité de certains. Dans un style très agréable (une journaliste a aidé Gulwali à rédiger ce livre), cet enfant explique combien un simple geste de gentillesse a pu lui redonner confiance dans la vie et le monde quand il était à bout de nerfs, à bout de forces, à bout d’espoirs. Un morceau de pain, une automobiliste qui lui a épargné quelques kilomètres de marche en le prenant en stop, un vêtement propre…

Dans son périple atroce où il a côtoyé tant de « vendeurs d’hommes » inhumains qui ne cherchent qu’à s’enrichir sur le dos du malheur, il a encore le courage de s’accrocher à ceux et celles qui restent humains. Malgré tout. Malgré le fait d’avoir vu de près le pire que cette Terre peut produire.

Que pouvons-nous faire, me direz-vous ?

Je ne sais pas. Peut-être pas grand chose. Un vêtement chaud, un repas, une tasse de thé ? Un simple sourire empreint de gentillesse plutôt que détourner les yeux ?

Et encourager ceux et celles qui, que ce soit à Calais ou à Vintimille ou ailleurs dans le monde, aident ces êtres humains à pouvoir, enfin, redevenir humains.

Merci Gulwali pour ton témoignage.

Amicalement,

Joy

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10 novembre 2016

La jeune fille, le SDF et la pluie battante

Classé dans : Entre nous — joy369 @ 12 h 03 min

Je ne sais pas vous, mais moi, il y a des personnes que je n’aime pas.

C’est comme cela.

Et cette jeune fille, je ne l’aimais pas.

Je parle au passé car je vous raconte là un vieux souvenir, de l’époque lointaine où j’étais moi-même une jeune fille. Et si je parle au passé, c’est que je ne vois plus cette ancienne jeune fille. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue, et comme je ne l’aimais pas, je me moque de ce qui a pu lui arriver.

N’empêche, cette jeune fille déplaisante, qui n’aimait rien tant que de dire du mal des personnes dans leurs dos, je lui raccroche une jolie histoire.

Ce n’est pas elle qui me l’a racontée, cette histoire, car pour autant que je me rappelle, nous n’avons jamais eu trop grand chose à nous dire, fidèle à mon principe de ne pas traîner avec des personnes sans intérêt. Et quand je dis « sans intérêt », je parle ici de gentillesse, de grandeur d’âme, de lumière intérieure. Autant d’éléments dont elle manquait. Du moins, c’est ce que je pensais, jusqu’à ce qu’on me raconte cette histoire…

Il avait dû pleuvoir, comme souvent dans cette région du nord de la France où la température ne monte jamais trop haut et où la mer pas si loin emmène un climat océanique glacial à cette latitude.

Et mon interlocuteur m’avait appris que la veille, rentrant d’une soirée en pleine nuit, cette jeune fille que je n’aime pas avait trouvé sur le porche de son immeuble, tremblant de froid et trempé jusqu’aux os, un SDF. SDF. Sans Domicile Fixe. Terme français pour désigner les clochards. (Je le précise pour mes lecteurs de tous les autres pays francophones, et je sais que vous êtes nombreux (je vous salue au passage)). ;-)

Bref, il était là, grelottant, tout mouillé, dehors, dans la rue, sous la pluie battante, s’abritant comme il le pouvait sous le porche de la porte d’entrée de l’immeuble. Et qu’avait fait cette jeune fille ? Elle lui avait ouvert la porte. Non pas de l’immeuble mais aussi de son appartement. Elle l’avait fait rentrer chez elle, lui avait offert une douche chaude, un endroit à l’abri pour dormir, peut-être de quoi dîner aussi, je l’ignore. Et le lendemain matin, il était reparti.

Comme cela.

Et vous savez quoi ? Parfois je pense à cette jeune fille que je n’aimais pas. Et je me dis qu’elle est plus courageuse que moi, moi qui n’ai jamais su affronter mes peurs et qui n’ai jamais eu ce courage d’ouvrir ainsi ma porte à des inconnus. Elle pouvait avoir le caractère qu’elle avait et que je détestais, mais sur certains points, cette jeune fille, elle vaut mieux que moi.

Amicalement,

Joy

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