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25 novembre 2017

Réflexes

Classé dans : Cas pratique,Les grands principes — joy369 @ 12 h 00 min

Je sors d’un bâtiment public qui abrite entre autres une crèche. Je viens à peine de laisser la porte se refermer qu’en relevant la tête je vois un monsieur qui arrive avec une poussette. Automatiquement, sans réfléchir, je me retourne et ré-ouvre la porte, la tenant grande ouverte pour leur faciliter le passage.

Peut-être que ce monsieur ne va pas à la crèche et que je lui tienne donc la porte pour rien, mais il y a de grandes probabilités que mon intuition soit juste.

En effet, j’ai raison, il me dit : « Ne vous donnez pas la peine ! » mais il se dirige vers la porte. Je réponds machinalement : « C’est plus pratique comme cela » et je maintiens la porte ouverte jusqu’à son passage.

Il me remercie et moi je pense à tout cela : je n’ai pas réfléchi, justement, c’était un réflexe de ma part. Papa + poussette + crèche non loin = plus simple si je leur tiens la porte. C’est toujours galère à ouvrir, une porte, avec une poussette, et n’en parlons pas quand vous avez un fauteuil roulant !…

Il faudrait obliger tout le monde à vivre une semaine avec un fauteuil roulant pour développer notre empathie !…

Bref, je pense à mon geste et je m’interroge : ai-je souvent ces automatismes de gentillesse ? Et est-ce que cela a une influence sur le fait que je sois si heureuse ? Est-ce que c’est une piste pour indiquer aux lecteurs de ce blog comment remplir leur vie de bonheur ?

Revue rapide des derniers jours : en effet, je me lève dans le bus pour céder ma place assise aux personnes qui visiblement cherchent une place des yeux. La veille, à la fin d’une réunion informelle, j’ai proposé mon aide aux organisateurs pour les aider à ranger la trentaine de chaises qu’ils avaient installées pour leur auditoire et j’avais été surprise de constater que j’étais la seule de l’assemblée à m’être proposée et à avoir aidé. Deux jours plus tôt, voyant arriver dans le hall de l’immeuble où j’étais une dame chargée de son pack d’eau et de courses, je lui tiens la porte de l’ascenseur pour qu’elle n’ait pas besoin de l’ouvrir et donc de poser ses courses…

De ma part, ce sont des réflexes. Juste des réflexes. Mais qui simplifient la vie de tout le monde. Moi cela me prend quelques secondes voire quelques minutes supplémentaires mais je me dis que les personnes en face sont contentes de ce petit geste. Comme toujours, c’est un simple geste de gentillesse qui peut changer leur journée. Peut-être que leur journée était noire et qu’ils vont se dire « Bon, au moins, il y a quelqu’un qui m’a aidé… »

Plus qu’un geste de gentillesse, c’est un acte pour permettre à Autrui de croire dans l’avenir de l’Humanité.

Mais évidemment, je ne pense pas à cela en agissant ainsi, j’agis juste par réflexe.

Alors est-ce cela qui me rend heureuse ? Peut-être, je ne sais pas.

Est-ce qu’il existe un Dieu sympa qui me rend la pareil dès que je me montre agréable avec Autrui ? Peut-être. Car en y repensant, moi aussi ces derniers jours j’ai été la bénéficiaire de gestes sympathiques (m’ouvrir la porte quand j’étais chargée, m’aider à désinstaller un local, etc). Et même si je remercie avec effusion toute personne qui m’aide ainsi, je suis pleine de gratitude pour l’Humanité qu’il y ait des personnes sympathiques.

Alors je ne sais pas s’il y a un lien de cause à effet mais rien ne vous empêche d’essayer d’être gentil, voire encore plus serviable si vous l’êtes déjà. Vous verrez bien si cela améliore votre vie.

Et vous êtes les bienvenus pour nous raconter vos anecdotes dans les commentaires. :-)

Amicalement,

Joy

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2 juin 2017

Une générosité sélective

Classé dans : Cas pratique,Les grands principes — joy369 @ 12 h 29 min

Mon humoriste préféré, Haroun, a raison de le dire : le racisme se décomplexifie.

Et je suis sidérée d’entendre de plus en plus de gens autour de moi oser vociférer des inepties sur certaines populations à cause de leur manque de richesse ou leur sexe, leur nationalité, leur couleur de peau ou leur orientation sexuelle.

Il y a-t-il tant de personnes dans le monde qui ne comprennent pas que nous sommes tous semblables ?

A la fois différents et semblables ?

Suis-je réellement une humaniste idéaliste un peu simplette de croire en l’Humanité ?

Peut-être…

Voici une petite anecdote sur le sujet…

Lors d’un déplacement professionnel, j’ai fait un voyage en taxi et le chauffeur avait envie de discuter. Nous papotons donc quelques instants et il me demande ce que je viens faire dans sa ville. Je lui explique donc avoir à faire avec une association qui vient en aide aux plus démunis et, pour mieux lui faire comprendre, je lui indique que cette association aide entre autres les réfugiés, le mot étant, malheureusement, à la mode et revenant donc facilement en mémoire.

Mais j’aurais aussi pu dire que cette association aidait les femmes battues, les enfants issus de familles en détresse, etc.

Sauf que j’ai prononcé le mot « réfugié ».

Et là le chauffeur s’est emballé, en maugréant qu’ils feraient mieux d’aider les SDF plutôt que les réfugiés…

Nous arrivions à destination, aussi j’ignore s’il a bien compris quand j’ai cherché à lui expliquer que l’association aidait également les SDF (Sans Domicile Fixe, clochards si vous voulez (je précise pour les lecteurs non habitués au jargon de la France)).

La conversation s’est donc vite arrêtée, car nous étions arrivés, mais sa dernière répartie m’avait bien refroidie.

Pourquoi cette distinction ?

Pourquoi cette générosité sélective ?

Est-ce qu’un malheureux mérite plus mon aide car il me ressemble un peu plus (dans ce cas-ci par la nationalité) ?

Je sais, moi aussi j’ai tendance à aider plus les filles quand je verse des dons à des associations pour les enfants. Mais c’est aussi parce qu’il a été prouvé qu’il était plus efficace d’aider les filles et les femmes pour sortir un pays de la misère que d’aider les hommes… ;-)

Bref, ce chauffeur a su, à quelques secondes de le payer, me froisser…

Mais, après hésitation, j’ai décidé de lui montrer l’exemple et je lui ai donné un pourboire.

Savoir s’il a réalisé que, même si je n’avais pas apprécié notre conversation finale, j’ai cherché à être généreuse malgré tout ? ;-)

Être généreux même avec ceux qu’on n’aime pas (comme lui) et avec ceux qui sont différents de nous…

Et en stopper avec cette générosité sélective : nous sommes tous des Humains…

…Même si certains le sont peut-être plus que d’autres… ;-)

Amicalement,

Joy

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31 mai 2017

La solidarité et la chaleur

Classé dans : Entre nous,Lectures conseillées,Les grands principes — joy369 @ 12 h 19 min

Fidèle à ma passion des livres, je ne résiste pas à la tentation de passer une fois de plus devant la « boîte à lire »…

J’ai déjà des dizaines de bouquins qui s’amoncellent chez moi, aussi je me dis qu’il me faut résister et ne rien emprunter d’autre sauf que…

…la tentation est trop forte. Un livre m’attire et je l’embarque.

« Journal d’une survivante » d’une Laotienne ancienne « boat-people » : May Kham. Enfant, sa famille et elle ont fui la guerre et elle s’est retrouvée à vivre en France, dans une cité des célèbres « cités » françaises…

« Une pépite », disait le 4e de couverture, et je suis d’accord. Je n’ose plus ouvrir le livre de peur de ne pas savoir m’arrêter dans ma lecture. C’est passionnant. Pas-sion-nant !…

Moi qui ai la chance de ne pas connaître la guerre de près, je découvre fascinée l’univers des camps de réfugiés à travers les souvenirs de cette ancienne enfant de 7 ans à l’époque.

Et moi qui ai la chance de ne pas connaître de près non plus l’enfer des « cités » françaises, je découvre fascinée cet autre univers.

Quoique « fascinée » n’est peut-être pas le terme exact, car il sous-entend quelque chose de positif. Or, rien de tout cela n’est positif. Ce sont des enfers sur Terre.

Mais c’est l’autobiographe elle-même qui les distingue avec cette précision qui me stupéfait : à un moment du livre, elle indique préférer (presque) l’enfer du camp à l’enfer des cités car, même si la Mort rôdait quotidiennement dans le camp de réfugiés (la faim, les maladies…), au moins ressentait-elle là-bas la solidarité et la chaleur…

Et ceci me fascine : comment, dans un pays libre, dans un pays riche, où l’on peut aller à l’école gratuitement, où l’on peut être soigné quasiment gratuitement, où des associations existent pour aider les plus démunis, comment peut-on auto-détruire un quartier dans lequel on habite ?…

Je ne suis pas une spécialiste du sujet, aussi je m’arrêterai là dans mon interrogation, mais imaginons un instant qu’au lieu de se battre entre eux, les communautés qu’elle décrit comme habitantes de cette cité s’entraident et s’épaulent ?

Imaginons qu’au lieu de casser (les abribus, les aires de jeux, etc), ces personnes se mettent ensemble pour embellir leur quartier, un peu à la façon du quartier coloré La Boca (anciennement misérable) de Buenos Aires, qui est devenu une manne touristique depuis ?

Comment évoluerait ces vies ?

Mieux, forcément. Bien mieux.

Cela me fascine ; j’ai l’impression de visualiser sur Terre la blague sur l’enfer et le paradis avec les « grandes cuillères »… Avec de la solidarité, les personnes se donnent à manger l’une l’autre… ou bien en absence de solidarité elles meurent de faim de ne pas avoir les bras assez longs pour se nourrir avec ces grandes cuillères…

L’enfer ou le paradis…

C’est à nous de choisir, à chaque instant de notre vie.

Selon notre état d’esprit et notre façon de nous comporter avec chaque personne que nous croisons…

Alors que choisissez-vous : l’enfer ou le paradis ? :-)

Amicalement,

Joy

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Les cuillères à long manche

L’enfer, est-ce les autres ?

Si je devais décrire le Paradis…

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