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15 mai 2018

Taxi contre vélo

Classé dans : Entre nous — joy369 @ 12 h 56 min

Une fois n’est pas coutume, je suis dans un taxi comme passagère. Nous discutons aimablement, le chauffeur et moi. Soudain, quelqu’un tape sur la voiture près de moi. Je me retourne : c’est un cycliste furieux qui invective le chauffeur du taxi. Il a dû se passer quelque chose. Quoi, je l’ignore. Je n’ai rien vu. Mais le cycliste a l’air furieux. Il semble vivant et pas blessé, heureusement.

Mais le chauffeur de taxi pile net et sort de sa voiture et invective l’homme. Il lui reproche d’avoir tapé sur la voiture quand il y avait un passager dedans et il précise : « Vous ne pouvez pas savoir qui est à l’intérieur : cela peut être une personne malade, cette dame pourrait être handicapée ou bien enceinte ! »…

Allons, allons, même si c’est surprenant, quelqu’un qui tape sur une voiture dans laquelle on est, il n’y a pas de quoi non plus provoquer une crise cardiaque ou une fausse-couche…

Je me sens un peu gênée. Le cycliste réplique, il semblerait que le taxi a failli le faucher. Je n’étais pas très concentrée sur la route puisque je ne conduisais pas, mais c’est vrai que je n’ai rien vu. Mais je le crois : quand on conduit un vélo dans une grande ville, on a souvent la sensation que notre expérience de vie diminue drastiquement…

Le chauffeur de taxi remonte dans la voiture. Ouf. Ce n’est pas tout mais j’ai quand même un avion à prendre, moi !… Et surtout pas du tout envie d’assister à une bagarre… « Arrêtez les gars, la violence physique ou verbale, c’est has been ! »

Cela, c’est ce que j’ai envie de leur dire mais je me tais.

Le taxi repart. Au feu rouge suivant, le cycliste nous double en faisant un doigt d’honneur au chauffeur du taxi. Ce dernier se retourne vers moi, outré comme une vieille dame de l’aristocratie.

« Vous voyez, vous voyez comment les gens agissent ? » dit-il, me prenant à témoin.

« On dirait une cour d’école », dis-je. Mais au fond de moi, je me sens plus proche de cycliste. Qu’on soit clair : je n’ai pas vu du tout ce qu’il s’est passé. Mais pour faire du vélo moi-même, je sais combien on risque sa vie quand on roule dans certaines grandes villes. Et quoiqu’en dise le chauffeur de taxi, lui ne risque rien qu’un égo meurtri.

D’ailleurs le voilà qui déblatère sur ses soucis de santé, son angoisse à force de conduire entouré de personnes comme ce cycliste… Je le laisse parler, j’écoute, mais je ne réponds pas vraiment. Je comprends que son métier soit source d’angoisse, mais il ne se met pas du tout dans la peau des cyclistes qui risquent leur vie pour aller au travail.

Le trajet se termine dans un silence. Je suis fatiguée, très fatiguée, et je n’ai pas envie de poursuivre cette conversation.

Les gens qui n’arrivent pas à se mettre à la place des autres ne m’intéressent pas.

Ce n’est pas ainsi qu’on réussira à vivre heureux sur cette Planète.

Amicalement,

Joy

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10 avril 2018

Manipulation et compréhension

Classé dans : Cas pratique,Citations,Les grands principes — joy369 @ 12 h 53 min

Une amie me parle de son travail, et d’un collègue en particulier. Elle me dit : « Il n’a pas compris qu’il faut amener les gens à faire ce que tu veux en faisant semblant d’être d’accord avec eux ».

Moi qui, d’habitude, opine facilement du chef pour signifier que je suis d’accord avec la conversation, tique.

Je reste coi.

Je lui demande de préciser sa pensée.

Elle reformule puis peu à peu exprime qu’il faut écouter Autrui avant de lui expliquer en quoi nous ne sommes pas d’accord avec lui.

La formule du départ m’étant restée au travers de la gorge, j’hésite encore un peu puis acquiesce en reformulant :

« Tu veux dire qu’il vaut mieux écouter Autrui pour être sûre de l’avoir bien compris, et ensuite expliquer tes arguments, même s’ils sont différentes des siens ? »

Oui. C’est cela.

Là nous sommes d’accord.

Car dans le premier cas, c’est de la manipulation. Et la manipulation, c’est utiliser Autrui pour atteindre ses buts à soi. Ca peut fonctionner, et même suffisamment pour qu’Autrui ne s’en rende jamais compte. Et dans ce cas, bingo, pourquoi pas, vous avez atteint votre but. Mais souvent, la manipulation n’est pas suffisamment fine, Autrui s’en aperçoit, même si c’est longtemps après, et là, adieu confiance !…

Vous pouvez être sûr(e) qu’il se sentira lésé et que plus jamais il ne vous accordera sa confiance.

Or la confiance entre deux personnes est primordiale pour une relation saine. J’imagine que c’est pour cela que l’on assène toujours aux enfants de ne pas mentir.

A l’inverse, écouter Autrui pour être sûr(e) de bien comprendre ce qu’il veut dire, ce n’est pas de la manipulation. Et, comme le dit le site penser-et-agir.fr (que je ne suis jamais allée visiter, je récupère juste leur citation depuis Pinterest) :

« Rien n’est plus valorisant et encourageant que le sentiment d’être compris. Et dès qu’une personne commence à se sentir comprise, cette personne devient de plus en plus ouverte aux influences et au changement »

Ce qui signifie que, Autrui n’étant plus dans la position de défendre son opinion (son territoire intellectuel en quelques sortes), il est plus enclin à vous écouter. Et donc à se rallier peut-être à vos arguments.

En écoutant, en écoutant réellement, ce que votre interlocuteur a à vous dire, que ce soit un client ou votre conjoint(e), vous éviter les conflits car vous le valoriser, vous lui permettez de s’exprimer, et donc d’exister.

Parfois il suffit de très peu pour pacifier une relation.

Il suffit que l’un des eux accepte de se taire et d’écouter.

Mais d’écouter vraiment.

Amicalement,

Joy

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10 janvier 2018

Un Café français

Classé dans : Entre nous — joy369 @ 12 h 36 min

Ce matin il fait froid. Vraiment froid. M’étant promenée dehors depuis une bonne heure, je suis frigorifiée. Je sais que je vais bientôt être au chaud car j’ai un rendez-vous avec quelqu’un dans un bureau, mais il me reste presqu’une demi-heure à attendre et j’ai froid.

Je n’ai pas particulièrement soif, mais l’idée de me réchauffer les mains sur une tasse brûlante me plaît… Et si j’entrais dans un café ?

J’hésite. Je suis en période de vaches maigres et je dois faire des économies.

D’un autre côté, j’ai quand même l’argent pour me payer une boisson chaude et il fait vraiment très froid…

La France étant pourvue côté Café, j’ai le choix. J’hésite mais je choisis finalement le troquet le plus près de mon rendez-vous. Il offre une grande salle vitrée très lumineuse qui m’attire comme un papillon la lumière.

C’est décidé, je rentre.

Il y a quelques personnes. Je salue d’un « Bonjour » mais on me répond à peine. Une majorité d’hommes, comme souvent. C’est peut-être une illusion mais l’accueil est glacial.

Et moi qui venait pour me réchauffer, c’est bien ma veine. ;-)

Je plaisante, il fait plus chaud dans le café que dehors, mais il est vrai que le personnel n’est pas très sympathique.

Première déception : la salle vitrée lumineuse qui me plaisait tant… est réservée pour les fumeurs. Évidemment, en tant que non-fumeuse je pourrais y aller, mais c’est m’exposer à la fumée toxique d’éventuels clients fumeurs qui viendraient s’y assoir juste après que je m’y installe… Et malheureusement, les fumeurs ne me dérangent pas tant par leur puanteur (dont ils ne se rendent pas compte) mais surtout parce que je suis bien consciente de la toxicité de la fumée à laquelle ils m’exposent…

Aussi, à contrecœur, je décide de m’assoir dans la salle principale, moins lumineuse mais bon…

Je m’assois à une table pour deux. Étant blessée au pied, je déplace légèrement la chaise face à moi pour pouvoir y poser ma jambe sur le côté. Je précise : seul le mollet touche la chaise, certainement pas la chaussure, ce qui serait très impoli. Mais j’ai la jambe surélevée et cela soulage mon pied.

L’un des serveurs nettoie les tables près de la mienne ; arrivé près de moi il me fait une remarque acide « Les pieds sur les chaises, non, Madame ! »

J’enlève aussitôt ma jambe en lui tentant de lui expliquer : mon pied n’était pas sur la chaise, je ne me serais pas permise, mais j’ai mal et surélever la jambe me soulage. Mais il ne m’écoute même pas et me coupe : « Mais quand même ! » et s’occupe déjà ailleurs.

Cette mini-échauffourée me perturbe. Je me sens encore plus mal à l’aise, encore plus rejetée dans ce Café.

J’ai terriblement envie de me lever et de partir. Mais je n’ose pas. Et j’ai froid, tellement froid… Alors je reste, essayant d’oublier les tensions avec ce serveur. Mais très vite je l’entends se quereller avec un autre homme. Visiblement il cherche des noises à tout le monde.

Même si la tasse brûlante me réchauffe un peu les mains, la boisson est quelconque et ne vaut certainement pas le prix, l’ambiance est exécrable, et je songe à mes amis étrangers qui n’osent pas mettre un pied dans un Café en France… Cela me fend le coeur mais ô combien je les comprends…

L’heure de mon rendez-vous approche, j’ai déjà réglé la boisson, je pars en emmenant petit gâteau, bâtonnet de sucre et sans laisser un centime de pourboire. J’ai bien conscience de faire ma radine, mais je préfère donner gâteau et sucre à un mendiant dans la rue, au moins j’aurais la sensation de ne pas avoir à regretter totalement l’argent de la boisson chaude…

En sortant, je décide de repérer l’endroit, pour ne plus jamais y retourner.

C’est bien dommage, car j’adore les Cafés qui font partir du folklore de la France. Mais entrer dans un Café devrait rester un plaisir. Les rues françaises avec leurs Cafés ont un charme fou, mais si y pénétrer nous renvoie à un univers machiste, râleur et pas accueillant, quel est l’intérêt ?

Moi qui essaie de lutter contre les « chaînes » pour préserver le côté à la fois traditionnel et également particulier de chaque Café, je me sens déçue.

Encore un établissement qui ne comprend pas que pour que les client(e)s reviennent, il faut qu’ils se sentent bien.

Et, comme dirait Haroun, ce Café-là, il ne m’a pas mis des « papillons dans les yeux »… ;-)

Amicalement,

Joy

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