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22 juin 2017

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Classé dans : Cas pratique,Entre nous,Les grands principes — joy369 @ 12 h 12 min

Cela ne m’arrive pas souvent, mais j’ai des soucis.

Ou plutôt un souci.

Mais un souci grave, un souci « niveau 1″ comme je dis souvent, en référence à ma graduation des bêtises… Les bêtises n°1, ce sont celles qui mettent en danger notre vie ou celle d’autrui. Comme traverser une route sans regarder ou mettre les doigts dans une prise électrique, par exemple…

Là, il ne s’agit pas d’une bêtise, car on n’y peut rien, puisqu’il s’agit d’une maladie. D’une maladie grave, très grave même, puisqu’à ma connaissance elle est incurable. Et c’est un de mes proches qui en est atteint.

Voilà, c’est comme cela, c’est la vie.

On n’y peut rien même si l’angoisse des lendemains qui pleurent peut pourrir le quotidien de ceux qui survivront, dont je suis.

Alors pour éviter d’y penser, je compartimente.

Je crée des silos bien fermés, indépendants les uns des autres, pour éviter que cette inquiétude ne vienne contaminer le reste de ma vie.

Il y a cette épée de Damoclès, suspendue à un maigre fil au-dessus d’une tête bien-aimée, et il y a tout le reste…

Ma propre santé, mon travail, et tous les autres qui me sont proches aussi, que j’aime et qui m’aiment…

Et je compartimente. Quand je suis avec X, je ne pense pas à Y. Sinon les larmes me viennent aux yeux et je ne suis plus en mesure de profiter de l’instant présent avec X…

Idem pour le travail. Quand je suis au travail, j’essaie de ne plus penser à la Mort qui se rapproche pour ne pas devenir folle et tout envoyer balancer. (Dîtes-moi quelle importance a le travail quand un proche que vous aimez se rapproche de la fin ?)

Je compartimente…

Pas toujours évident à faire mais j’essaie.

Les choux avec les choux et les carottes avec les carottes.

Il y a un temps pour pleurer, et un temps pour continuer à vivre.

Aussi terrible soit-il d’imaginer la vie sans ce proche, c’est inéluctable. Quoique je fasse, quelle que soit ma réaction, ça arrivera. Ma vie à moi continuera, peut-être de longues années, peut-être pas, mais elle continuera.

(Bon, sauf si une maladie ou autre me fauche aussi, mais cela c’est une autre histoire et je ne serai plus là pour en parler…) ;-)

Alors je compartimente…

Pour ne pas devenir folle…

Pour continuer à avancer, malgré tout…

Amicalement,

Joy

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12 mai 2017

Le pain de la cantine

Classé dans : Cas pratique — joy369 @ 12 h 42 min

Dans mon pays, il me semble qu’il y a toujours eu des mendiants, qu’on appelle aujourd’hui des « SDF » de l’acronyme « Sans Domicile Fixe ».

Quand j’étais petite, il me semble qu’ils n’étaient pas si nombreux, même s’il y en avait, surtout dans les grandes villes. Souvent ils étaient alcoolisés et réclamaient de l’argent pour s’acheter de quoi boire du vin ou de la bière.

A partir de 1989, avec l’ouverture des frontières de nombreux pays de l’est de l’Europe, ont afflué des mendiants d’un autre type. Ce n’était plus le poivrot du village mais des familles, parfois issues de mafia très organisées, avec les « chefs » qui venaient le soir récupérer toutes les « familles » à bord de Mercedes grises. J’écris « famille » entre guillemets car parfois les enfants se « prêtaient » pour la journée, histoire d’émouvoir la population.

Ces bandes organisées ne se contentaient pas de mendier, mais volaient également. D’ailleurs je ne sais pas pourquoi j’écris à l’imparfait car tout ceci existe toujours.

Ces bandes donnent une très mauvaise image des mendiants mais elles ne représentent pas toute la population sans domicile fixe. Car il y a aussi des malheureux qui ne volent pas du tout et qui sont réellement dans la misère. Des personnes qui, quand vous leur proposez de quoi manger, ne tendent pas la main en réclamant de l’argent plutôt que de la nourriture.

Et, malheureusement, dans mon pays, cette frange-là de la pauvreté augmente dernièrement.

J’ai été stupéfaite de voir des personnes, nu-pieds (il fait froid chez moi) courir dans la rue, l’air famélique, fuyant je ne sais quel danger.

Et j’insiste : ces nouveaux sans-abris sont réellement affamés. Si vous leur donnez de quoi manger, ils ne réclameront pas d’argent l’air de penser « Ta nourriture, rien à faire, file-moi de la thune ! »… Ils ont réellement faim.

Cette réalité (« De nombreuses personnes de par le monde ne mangent pas à leur faim »), déjà dérangeante quand elle se situe dans des pays lointains, l’est d’autant plus quand cela se passe devant votre porte.

Et le souci de la faim, c’est que ça revient. Inutile de donner un sandwiche en se disant : « Voilà! Le problème est réglé ! ». Le problème est réglé… que momentanément.

Alors que faire ?

Faire des dons, oui, mais au quotidien, vous pouvez aussi prendre l’habitude de donner un peu de nourritures à l’un ou l’autre de ces affamés.

Moi qui ne mange pas de pain au restaurant d’entreprise et qui, soucieuse de ne pas gâcher de nourriture, n’en mettait pas sur mon plateau, j’en prends désormais un systématiquement… que j’apporte avec moi en dehors de la cantine et que je donne à qui croise ma route.

C’est rien me direz-vous.

Et vous aurez raison.

Mais je fais comme le colibri : je fais ma part…

Amicalement,

Joy

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6 mai 2017

Sur un fil en équilibre

Classé dans : Les grands principes — joy369 @ 12 h 12 min

Philippe Petit.

Je recherche le nom sur Wikipedia.

Enfin, plus exactement je recherche « équilibriste world trade center » car je ne me souviens plus de ce nom…

Et j’ai la réponse : Philippe Petit.

Ce funambule français a été immortalisé dans un magnifique film intitulé « The walk » que je vous conseille de voir en 3D pour des impressions démultipliées.

Dans ce film, ses début sont racontés en tant qu’artiste de l’extrême, lui dont le rêve était de traverser sur un fil la distance entre les deux tours du Word Trade Center…

Mais je ne souhaite pas raconter ce film (qui est très bien, regardez-le) mais plutôt parler d’une anecdote de ce film…

A un moment, Philippe Petit apprend l’art de marcher sur un fil et un vieil artiste de cirque lui apprend le B-A-BA… Lors de sa première traversée sur un fil tendu, le funambule est si fier de lui, si heureux d’atteindre le bord qu’il s’apprête à rejoindre… qu’il tombe.

Du moins dans ma mémoire il tombe. Est-ce qu’il tombe vraiment mais est rattrapé par un filet ? Est-ce qu’il tombe mais pas de haut ? Est-ce qu’il est sur le point de tomber mais se rattrape à temps ?

J’avoue ne plus m’en rappeler, je n’ai pas vu le film récemment, mais l’essentiel n’est pas là. Ce qui est important, c’est ce que lui explique son instructeur. Il lui explique que, sur un fil en équilibre, la victoire n’est acquise qu’une fois arrivé sur le socle stable, c’est à dire une fois la traversée entièrement effectuée. Pas quand on a « quasiment » réussi. Pas quand il ne reste qu’un pas ou deux à franchir. Seulement quand on est arrivé en sécurité.

Et seulement à ce moment.

Pas avant.

J’adore ce passage du film car c’est très ressemblant avec la vie.

Souvent dans la vie on pense gagner, on croit qu’on va y arriver, que c’est « tout cuit »…

On crie victoire et on met la pédale douce…

On se dit « C’est bon, j’y suis arrivé(e) »…

… mais si la course / l’examen / le match / etc n’est pas fini, rien n’est gagné.

Tant que vous n’avez pas franchi la dernière étape, rien n’est définitif.

Combien d’étudiants se sont fait avoir ainsi ?

Dans la vie, on est souvent comme les funambules : sur un fil en équilibre.

En équilibre précaire.

Rien n’est acquis.

Alors si on veut vraiment quelque chose, si ce quelque chose participe réellement à notre bonheur, franchissons le dernier pas avant de nous réjouir.

C’est seulement arrivés sains et sauf que nous pourrons nous réjouir.

Et seulement à ce moment…

Amicalement,

Joy

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