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30 juin 2018

Deuil : les pelures d’oignon

Classé dans : Cas pratique,Les grands principes — joy369 @ 12 h 19 min

Aujourd’hui, je vais parler du deuil, parce que je suis en plein dedans et parce que tout le monde sera touché un jour ou l’autre. Comme le bonheur, c’est un état universel…

Avec le deuil vient l’abattement, cet espèce de déni face à la réalité du décès. Comme si inconsciemment on se disait que ce n’était qu’un mauvais rêve, que cela ne pouvait être, qu’on allait se réveiller et s’apercevoir qu’on s’est trompé, que ce n’était qu’un vilain cauchemar et que ceux qu’on aime sont toujours vivants.

Pour les plus rapides, c’est la phase de tristesse qui se produit très vite. On se sent vidé, désemparé, et les plus expressifs sauront exprimer cette tristesse par des larmes, des cris ou de lourds sanglots. Pour les plus discrets, juste une rougeur des yeux et quelques larmes discrètes vite essuyées.

C’est le moment de se rappeler de la citation du philosophe Alain : « La tristesse n’est jamais ni belle, ni digne, ni utile ».

Son utilité éventuelle, je ne la vois que pour faire cesser les commérages : « Vous avez vu ? Elle n’a même pas pleuré à son enterrement ! »…

Mais entre nous, si vous vous inquiétez plus du qu’en dira-t-on que de votre douleur dans une période pareille, c’est que vous allez déjà pas si mal. Et d’ailleurs, toujours entre nous, si vous vous intéressez  au qu’en dira-t-on, c’est que vous avez zappé une ou deux astuces de ce blog pour être heureux et je vous invite à lire et à relire certains articles depuis le début (juin 2012)… ;-)

Mais reprenons les étapes du deuil : l’abattement, puis la tristesse. Mais celle-ci n’étant pas utile, vous allez devoir battre votre tendance à vous laisser aller (et à jouer les victimes). La vie continue, que vous le vouliez ou non, et le décédé n’aurait pas aimé vous voir si abattu(e). Au contraire, notre tristesse empêche, paraît-il, l’évolution des défunts dans l’Au-Delà (pour ceux et celles qui y croient).

Bref, malgré vous ou grâce à vos efforts, vous allez recommencer à lâcher un sourire ou deux, voire même rire. Vous pourrez parfois même vous sentir honteux d’avoir osé sourire ou rire en cette période. Mais rire et sourire font partie de la vie autant que la Mort. Il est important de rire et de sourire. Tout le temps. Même en période de deuil.

Un de mes amis compare la tristesse lors d’un deuil à des pelures d’oignons : il y en aura plusieurs couches, plusieurs moments de tristesse, plusieurs sanglots soudains, jusqu’à ce que tout soit tombé et qu’il ne reste plus que le cœur de la vie et que le deuil soit fini. Comme quand on pèle un oignon : au début les pelures sont les plus grosses, les plus épaisses, et puis au fur et à mesure elles deviennent plus fines. La douleur d’un deuil est identique : au début on souffre, on pleure plus, et puis peu à peu cela s’estompe.

Tout cela est normal.

Il faut se rappeler que c’est normal, c’est la vie, et ne pas chercher à s’appesantir sur la tristesse, ni la provoquer si nos sentiments semblent anesthésiés. Chacun a sa façon de vivre ces moments-là. Il faut laisser faire le temps.

Se laisser aller, se permettre de vivre ses émotions au fur et à mesure qu’elles arrivent.

Tous les spécialistes de l’intelligence émotionnelle vous le diront : avec les émotions, le meilleur moyen de s’en débarrasser est encore de les vivre. Ou, si vous avez acquis cette capacité de gymnaste émotionnel, de les faire glisser doucement et de les remplacer les unes par les autres.

Jusqu’à atteindre la sérénité.

Amicalement,

Joy

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25 juin 2018

Aux armes citoyennes !

Classé dans : Entre nous — joy369 @ 12 h 28 min

L’égalité homme-femme est un enjeu pour de nombreux pays européens, dont la France.

Mais bizarrement, c’est pourtant les femmes qui vont très durement pâtir de l’abandon de la pension de réversion, si la loi est votée prochainement.

J’explique pour les étrangers qui liraient ce blog : la France se targue d’être le pays des Droits de l’Hommes (et prière de ne pas regarder le peu de migrants que nous accueillons (et dans quelles mauvaises conditions !)…

Or, pendant de très nombreuses décennies, et cela perdure encore un peu aujourd’hui, les femmes, parfois à la demande de leurs maris, sont restées à la maison (on parle de « femmes au foyer ») pour s’occuper des enfants communs, des courses, de la lessive, du ménage et de toute l’intendance de la famille. Boulot à plein temps, sans vacances ni week-ends, et surtout sans salaire.

C’est donc très souvent monsieur (même si des hommes au foyer existent, ce n’est qu’une infime minorité) qui gagnait à lui seul l’argent du couple.

Or, en France, une partie de ce salaire alimente une « caisse de retraite » qui permet de recevoir, l’âge de la retraite arrivé, une pension. C’est à dire un salaire de substitution. Bien entendu, le montant de la pension est bien souvent inférieur au salaire que touchait le travailleur quand il était « actif ». La femme au foyer, elle, ne touche aucun salaire pour son travail, et donc aucune pension non plus une fois l’âge de la retraite arrivé. Elle ne vit donc que sur la pension que Monsieur reçoit.

Mais dès qu’il meurt, il ne touche plus cette pension. Or, les hommes meurent statistiquement bien plus tôt que les dames…

Et c’est là qu’entre en scène la « pension de réversion »…

Jusqu’alors, une pension dite « de réversion » était alors versée à la veuve. Pension plafonnée et sous vérification que Madame ne dispose pas de ressources propres.

Mais si cette pension de réversion disparaît, ces femmes, qui se seront sacrifiées des années durant pour élever une famille (et on sait l’importance de l’éducation pour éviter vandalisme et brigandage), ces femmes n’auront plus rien. Plus aucune ressource financière. Elles seront donc condamnées à mendier, auprès de leurs enfants s’ils sont encore vivants (les drames existent), ou bien dans la rue.

Et c’est vrai que les grandes villes françaises regorgent déjà de SDF (Sans Domicile Fixe), mais c’est vrai qu’il y a plus souvent des SDF hommes que de SDF femmes… Avec l’abandon de la pension de réversion, la tendance pourrait s’inverser. De nombreuses femmes âgées pourraient se retrouver dans la rue, démunies, sans aucune ressource financière…

Finalement, c’est peut-être cela, l’égalité homme-femmes recherchée par l’État ? Encore plus de femmes en situation de détresse ?…

Conclusion : « Aux armes, citoyennes ! »

Amicalement,

Joy

PS : j’ai conscience que cet article est déprimant. Mais n’oubliez pas que pour ne pas déprimer il faut agir. Alors si vous voulez agir, faîtes passer le message. Partagez cet article, retweetez, manifestez si vous êtes manifestant dans l’âme, bougez… ;-)

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1 juin 2018

Et puis Vincent

Classé dans : Entre nous — joy369 @ 12 h 05 min

Journée de repos.

Sauf que journée speed quand même.

Fidèle à ma façon de jouer au tétris avec le temps, j’ai encore trop blindé mon emploi du temps et à l’heure où d’autres boivent un café, moi je n’ai pas encore eu le temps de déjeuner.

Alors hop, je me prépare quelque chose : c’est sur le feu et ce sera prêt dans quelques minutes ; mon timing est tenu, je me sens satisfaite.

Sauf que…ça sonne à la porte.

Qui me dérange à cette heure-ci ? Je râle déjà intérieurement. Je suis speed, je cours tout le temps, là je m’apprêtais enfin à me reposer quelques instants et on me dérange !… Je pars ouvrir la porte, mécontente de l’interruption, stressée à l’idée que mon steak brûle dans la poêle, bien décidée à envoyer bouler rapidement l’intrus(e).

C’est un homme. Un homme que je ne connais pas. Et il commence un discours comme quoi il sort de prison, ou bien est dans un foyer de jeunes délinquants ou je ne sais quoi, qu’il est en réhabilitation et propose des œuvres d’art à la vente pour se payer de quoi se loger et reprendre ses études.

Dans la cuisine je sens mon steak grésiller…

Mentalement je songe déjà à répondre un truc genre « Merci mais non, bonne journée » et refermer la porte avant de mettre le feu chez moi quand l’homme me tend une feuille avec ce que je suppose être les grandes lignes de son CV, je ne lis pas tout, pas le temps. Il continue son discours, expliquant que c’est via le biais d’une organisation qu’il propose ces dessins.

Je m’apprête à ouvrir la bouche, à lui dire d’aller se faire voir ailleurs (mais poliment, je ne suis pas un monstre) quand un détail attire mon attention : l’homme a noté le même lieu de naissance que le mien. Et disons que là où je vis, c’est assez rare comme coïncidence.

Bizarrement, cela change tout. Je lui ouvre la porte et le fais rentrer, consciente des dangers que cela suppose. Je suis seule et il vient de me dire qu’il est un ancien délinquant. Mais mon steak brûle et je le fais entrer.

Je lui demande de m’accompagner dans la cuisine. Une odeur délicieuse du plat familial préparé pour le soir nous assaille. Je sauve mon steak. Froid, ce sera inmangeable. J’indique donc que « désolée, mais si cela ne vous dérange pas je vais manger pendant que vous m’expliquez votre histoire ». Et comme je suis bien élevée, je lui en propose la moitié. L’homme voit bien qu’il s’agit d’une part pour un alors il refuse poliment. Je le considère : « Vous avez mangé ? »

Clairement, je sais que la réponse est non. Il semble dormir dans la rue régulièrement et semble saliver avec l’odeur de ma cuisine. Il n’ose pas répondre, j’insiste, il répond que si j’insiste il prendrait volontiers une banane dans la corbeille de fruits. J’accepte, il prend la banane et la fourre dans son sac mais je vois bien qu’il a faim. Alors j’insiste. Ce ne sera pas dit que quelqu’un sort de chez moi avec la faim. Je jette un œil au plat familial qui sort du four. Il y en aura bien assez pour mon conjoint et moi ce soir. Alors je lui en propose, il refuse poliment mais cela se voit qu’il en rêve. J’insiste, je le sers, pousse l’assiette devant lui. Il est heureux. Il mange alors en réfléchissant au nombre d’années passées sans avoir goûté de ce plat…

Au final, nous discuterons, il est passionnant, très intéressant, sain dans sa tête. Bien plus que d’autres personnes qui ont un toit, un métier, une vie construite. Et bien que je sois dans une période d’économies dratiques, je lui achèterai un de ses dessins.

Il s’appelle Vincent. Il est reparti, je lui ai souhaité bonne chance.

Et j’ai laissé son dessin traîner, bien en vue. Pour me rappeler que même si parfois ma vie me paraît pénible, il y en d’autres qui galèrent bien plus que moi. Et que même si je cours tout le temps, il fait bon, de temps en temps, de prendre le temps de s’arrêter pour les écouter et les aider.

Pour cette leçon, je te remercie Vincent.

Amicalement,

Joy

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