Joy369

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2 décembre 2012

Haro sur les journaux télévisés !

Classé dans : Cas pratique,Les grands principes — joy369 @ 10 h 18 min

J’ai passé ma jeunesse à entendre mes parents me rabrouer : « Regarde les journaux télévisés, tu as l’âge de t’informer! ».
Et chaque jour, chaque soir, j’entendais la même rengaine « Regarde les journaux télévisés, tu en auras besoin pour tes études! »
Et moi je refusais toujours de jeter un oeil à cette télévision maudite qui m’empêchait de dîner tranquillement, posée au centre de la table de la cuisine, et qui surtout empêchait cette famille d’échanger quelques mots sans « Chut!!! Tais-toi !!! Voilà, à cause de toi je n’ai pas entendu la télé! »

Mais bon, cela est un autre sujet et j’y reviendrais peut-être un autre jour…

Revenons aux journaux télévisés…

Oui, c’est vrai, mes parents avaient raison sur un point : il est utile de s’informer un minimum sur l’état du Monde, de notre Monde.
Mais de là à regarder les journaux télévisés…
Non, soyons raisonnables : le masochisme a des limites… ;-)

Pourquoi suis-je opposée à « la grand messe » de 20h00 ? (Est-ce toujours à 20h00 au fait, je ne sais même plus)
Parce que c’est un condensé de violence, d’éléments négatifs, de meurtres, de corruption et d’atrocité.
Je n’aborderai même pas le fait que les informations diffusées sont triées sur le volet (voire censurées, surtout quand le Président de la République régnant est au mieux avec les PDG des chaînes télévisées, ce qui est arrivé, si ma mémoire est bonne, il n’y a pas si longtemps…). ;-)

Non, ce qui me répugne le plus c’est la violence et le côté « ne regardons que le verre à moitié vide ».

Exemple : j’habite dans une grande ville et je n’ai pas la télévision et donc, vous l’aurez compris, je ne regarde jamais les journaux télévisés. Hé bien, savez-vous quoi, quand je discute avec une personne qui n’habite pas dans ma ville et qui regarde le « JT », je suis toujours étonnée par la vision qu’il a de ma ville. A l’écouter, il y a des meurtres, des vols, des atrocités toutes les 3 minutes et je suis une rescapée…

Oui, je suis d’accord qu’il est important de s’informer un minimum sur l’état du Monde, mais n’avoir que le son traumatise moins. Personnellement, j’écoute « France Info » tous les matins, plus le podcast de Géopolitique de Bernard Guetta (frère de David) et cela me suffit.

Soyons honnête, la Terre étant ce qu’elle est, il y a hélas toujours eu des meurtres, des guerres, des atrocités, des viols, des enlèvements, des cyclones, des tremblements de terre… De tous temps.
Sauf qu’avant l’ère des télécommunications, nous ignorions ce qu’il se passait dans le village d’à côté.
Entendons-nous : je ne réfute pas du tout le progrès, il y a des éléments très biens. Je peux me réjouir de la réélection d’Obama, prendre des nouvelles de la santé de Lula, apprécier que le Président de la République de l’Uruguay soit intègre…
Mais « voir » des atrocités, en manger en veux-tu en voilà en permanence, parce qu’hélas il y aura toujours un conflit sur le globe terrestre, n’est-ce pas un peu trop ?
Autant ne penser qu’à des choses positives vous permet de repérer plus vite les éléments joyeux (et vive la méthode Coué!), autant ne se focaliser que sur le négatif, comme le fait le JT, ne renforce que notre capacité à voir ce qui ne va pas, et surtout à nous donner la sensation d’épuisement, de déprime généralisée que ressent tout individu face à une situation sur laquelle il n’a aucun pouvoir.
Et on finit dans l’accablement, dans le « A quoi bon ? »…

Et je déteste les « A quoi bon ? ». Je déteste qu’on baisse les bras, qu’on refuse d’engager la lutte.

« A quoi bon arrêter de fumer ? C’est trop tard maintenant. »
‘A quoi bon adopter un comportement plus respectueux de la Planète? Les autres sont pires que moi. »

Hey, bananes !… Si tout le monde se dit cela, c’est sûr, on ne va pas y arriver.
Mais il faut des précurseurs. Et les autres suivront.

Alors éteignez ce poste de télévision qui déteint sur votre esprit.
Osez avoir le courage de ne pas vous laisser happer par la lassitude ambiante.
Refusez de visualiser des images glauques et de violence.
La violence engendre la violence.
Stop !…

Refusons la violence : désertons le JT ! :-)

Amicalement,

Joy

« Merci » et « S’il vous plaît », des sésames pour la vie

Classé dans : Cas pratique,Les grands principes — joy369 @ 10 h 12 min

« Merci. »…
« S’il vous plaît. »
Combien de fois entendons-nous, prononçons-nous ces expressions chaque jour ?
Et combien de fois les parents reprendront-ils leurs enfants pour qu’ils les utilisent ?

Mais pourquoi les utiliser ?

Puisqu’ils ne font pas tout, puisqu’il suffit que le ton soit discordant pour que l’expression soit ruinée ?

Exemple : hier dans un magasin, j’entends une petite fille aboyer « J’veux ça!!! ». Puis, une voix d’adulte la reprend : « Comment on dit? ».Et la petite fille de se reprendre, sur le même ton autoritaire : « S’il te plaît, j’veux ça!!! ».
Je ne suis pas restée dans les parages donc je ne sais pas comment l’histoire s’est terminée, mais cette petite fille aurait été ma fille, elle aurait dû reformuler sa demande pour être entendue… et sur un autre ton.

Alors, « merci » et ‘s’il vous plaît », des expressions désuètes ?
Ou bien doit-on attendre que l’enfant soit bien plus grand pour les leur apprendre, afin d’attendre, comme le suggérait une de mes amies, qu’ils soient assez grands pour comprendre leur signification ?

Je ne suis pas de cet avis. Pas du tout.

A mes yeux, ces expressions sont des sésames pour la vie. Régulièrement je m’interroge sur cette chance que j’ai d’être entourée d’êtres aussi exceptionnels. C’est comme si la Vie m’accordait de croiser sur ma route que des personnes extra. Parfois je me dis : « Pourquoi moi ? Pourquoi ai-je cette chance de ne croiser que des personnes adorables ? »
Souvent, j’arrive à cette conclusion : parce que mon comportement m’attire la sympathie de ces personnes géniales. Et quel comportement ? Rien de particulier : je suis polie.

Et il me semble nécessaire d’enseigner ces notions de politesse à nos enfants. Les leur enseigner très tôt, au premier signe de communication. Les leur enseigner par l’exemple. Et dans ce sens, par pitié, lâchez-leur les baskets avec les odieux « Merci qui??? »… Personnellement, je ne dis que rarement « Merci Gérard » tout comme il est assez rare que je dise « Bonjour Madame ». Dans le langage courant, j’entends plus de « Merci » tout court et de « Bonjour » joyeux que leurs équivalents longs.
Et si nous, les adultes, ne les utilisons pas, pourquoi voudrions-nous que les enfants les utilisent ?

Par contre, sur l’utilisation habituelle et régulière des « merci » et autres « s’il te plaît », soyons intransigeants. Le ton poli doit, évidemment, être de la partie également. ;-)

Parce que leur enseigner ces expressions ne consiste aucunement à affirmer notre autorité sur les enfants, au contraire, cela signifie que nous les aimons assez pour leur donner des sésames pour la vie. En étant polis, ils s’attireront des regards appréciatifs, des marques positives, et leur entourage sera bien disposé à leur égard. A l’inverse, l’absence de politesse leur attirera automatiquement des comportements agressifs. Et que ceux qui n’ont jamais eu envie comme moi de faire un croche-pied à la personne qui passait derrière eux et à qui ils tenaient la porte sans recevoir de « merci » lèvent le doigt.

Après, je suis d’accord, nous devons apprendre l’indulgence. Si je suis la première à m’offusquer qu’Untel ne me dise même pas « Bonjour » quand il me croise dans un couloir de notre entreprise, je suis aussi sûrement la première, en bonne étourdie, à oublier de saluer tout simplement parce que je suis plongée dans mes pensées. (rires)

Bref, pour revenir au sujet, je serai brève : enseignons la politesse à nos enfants !… Sans hésitation.
Et j’ajouterai même : profitons-en pour réviser les bases nous-mêmes, cela ne fera pas de mal, bien au contraire… ;-)

Amicalement,

Joy

17 novembre 2012

« Ce n’est pas à mon âge que je vais changer! »

Classé dans : Les grands principes — joy369 @ 9 h 15 min

Conversation anodine avec une personne plus âgée que moi.

Elle se plaint d’un fait. En général, elle se plaint ne pas savoir faire quelque chose. Au choix : parler anglais, prendre soin d’elle, cesser de s’inquiéter pour rien, voyager, qu’importe le sujet. C’est toujours la même rengaine : sa vie est limitée parce qu’elle ne sait pas faire quelque chose ou, qu’au contraire, elle ne sait pas cesser de faire quelque chose de néfaste.

Et moi naïvement de dire : « Et si vous appreniez…? »

Et alors là, LA phrase arrive, toujours la même : « Ce n’est pas à mon âge que je vais apprendre / changer / modifier ma façon de vivre… »

« Ce n’est pas à mon âge… »

Fin du débat, fin de la discussion. Avec cet argument imparable, Autrui me donne un signal clair : tu ne peux pas me comprendre, tu es plus jeune que moi, je suis condamné à ne pas changer, ma vie est un calvaire, plains-moi et surtout, garde tes suggestions pour toi.

Depuis la lecture de la théorie « Mars-Vénus » de John Gray, je sais combien parfois notre interlocuteur a juste besoin de « parler » sans écouter de conseils, certes. Mais tout de même…

Est-ce vraiment raisonnable de se réfugier régulièrement derrière ce parapluie magique qu’est l’âge ?

Et surtout : est-ce vrai ?

Hé bien non. Je lisais récemment qu’une étude scientifique a étudié les cerveaux des chauffeurs de taxi londoniens. En gros, pour pouvoir se repérer dans le labyrinthe des rues de Londres, ces personnes avaient des ères de leur cerveau bien plus développés qu’un sujet normal.

Alors, devient-on chauffeur de taxi parce que notre cerveau est développé de cette façon ou est-ce l’inverse ?

Hé bien non seulement c’est l’inverse, mais surtout, ce développement des parties du cerveau peut s’effectuer à tout âge… En clair, à la base, un chauffeur de taxi se repère dans une ville aussi bien que tout autre personne. Mais, peu à peu, à force de pratique, à force de circuler fréquemment dans les rues, il développe une perception plus fine de l’enchevêtrement des axes routiers que tout autre être humain. Son cerveau se modifie.

Ce phénomène s’explique par la plasticité du cerveau. Le cerveau humain a cette capacité à se modifier au fur et à mesure des expériences et de la pratique. Et ce, quelque soit notre âge.

Alors cessons de nous cacher derrière ce prétexte bidon : non, ce n’est pas parce que vous avez cet âge-là que vous ne pouvez pas apprendre de nouvelles choses ou modifier votre façon de vivre. C’est parce que vous n’essayez pas que vous n’y arrivez pas. C’est tout.

Et par pitié, cessons l’autre rengaine : « à mon âge, on apprend moins vite qu’à 20 ans. » Oui, peut-être. Je ne sais pas. Mais une personne âgée a de l’expérience qu’une personne de 20 ans n’a pas. Et est donc capable d’apprendre plus vite en faisant des rapprochements, des comparaisons entre ce qu’elle sait déjà et ce qu’elle ne sait pas encore. C’est à dire qu’en termes d’apprentissage, nos méthodes sont toutes différentes, mais qu’au final nous avons tous une excellente capacité à apprendre.

Alors n’hésitons pas. Apprendre un peu aujourd’hui, c’est s’autoriser à vivre mieux demain.

Amicalement,

Joy

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