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18 juillet 2017

« Salope ! »

Classé dans : Cas pratique,Lectures conseillées,Les grands principes — joy369 @ 12 h 43 min

Dans son livre « Blood family », Anne Fine décrit cet échange entre un enfant victime de maltraitance et un travailleur social. Tous deux sortent de l’hôpital où est soignée la mère de l’enfant, tabassée par le tyran qui les emprisonnait tous deux, et l’enfant s’étonne :

« Mais pourquoi l’infirmière l’appelait-elle Lucy ? »

« Pourquoi ? Comment était appelée ta mère ? »

« Moi je disais Maman… et (le tyran) disait « Salope »… »

Sans commentaire…

Pourtant si. J’ai envie de commenté ce petit bout de livre. Car sans avoir à vivre une tragédie telle que décrite dans le livre, nombreux sont les lieux où le mépris voire les insultes sont légions. Je ne parle même pas de violence physique. Juste la violence verbale des sarcasmes, des petites piques, des méchancetés orales…

Les foyers, les entreprises parfois…

Moi-même j’ai été élevée dans une ambiance comme cela. Il n’y avait pas forcément les insultes, mais les méchancetés étaient légions, les petites phrases, les petites vexations… La compétition entre enfants était attisée. Et si aucun adulte n’enseigne que la moquerie est interdite, les enfants grandissent en pensant que c’est la norme.

Mais non. Ce n’est pas la norme. Du moins ce ne doit plus être la norme. Le siècle est à la bienveillance. Moquez-vous et vous serez rejeté(e). Oui, vous qui vous moquez, pas celui ou celle objet de vos moqueries.

Les temps changent et c’est tant mieux.

Oh, j’ai bien conscience que ce n’est pas dans tous les milieux, hélas, que la bienveillance règne, mais la tendance est à de plus en plus de bienveillance. Et cela commence par une conscience de chacun. En effet, c’est à chacun d’entre nous d’être vigilant. De vérifier que nous sommes nous-mêmes bienveillants (ou du moins que nous tendons vers la bienveillance) et surtout, que nous interdisons la moquerie.

Que ce soit au sein de notre foyer ou dans les entreprises, dans les associations.

Soyons capables de nous éloigner des moqueurs, de leur montrer que leurs méchancetés ne nous font pas rire, et soyons capables d’être nous-mêmes des modèles pour que les enfants puissent grandir avec des exemples de gentillesse à leur portée.

Et peut-être qu’un jour plus personne ne lancera à personne ce vilain mot de « Salope »…

Amicalement,

Joy

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16 juillet 2017

La vie des autres

Classé dans : Entre nous,Lectures conseillées — joy369 @ 12 h 25 min

Anne Fine…

J’adore cet auteur.

Je l’ai découverte dans la section « Enfants » de la bibliothèque il y a des années ; ses livres ne m’ont jamais déçue.

Aussi, quand j’ai choisi « Blood Family » parmi les rayons, je n’ai pas douté une seconde que j’allais adorer cette lecture.

Et en effet, j’ai adoré ce livre.

Sauf que l’étiquette « Ado » collée par des bibliothécaires consciencieux n’était pas anodine : ce n’est pas un livre pour enfants.

C’est un livre qui parle d’un enfant.

D’un enfant séquestré avec sa mère par un tyran alcoolique, compagnon de sa mère.

D’un enfant qui a vécu les 7 premières années de sa vie comme un sauvage, sans aller à l’école, sans sortir du sordide appartement, sans voir la lumière du jour.

Et ce livre raconte comment évolue cet enfant en grandissant. Son sauvetage par des policiers, suite à la dénonciation d’une voisine bienveillante, son apprentissage de la vie normale, ses passages successifs dans des familles d’accueil…

L’écriture d’Anne Fine est subtile, à la fois précise et fine. Certains passages sont durs car on devine ce qui n’est pas écrit et, même si les personnages de ce roman sont fictifs, on se doute bien que cela reflète une terrible réalité pour d’autres enfants.

Mais, même si, sans être ni glauque ni morbide, le thème est tragique, cette lecture m’a plue. Infiniment. Et je conseille cette lecture à tous les adultes. Encore une fois, ce n’est pas une lecture qui « rend heureux », mais c’est une lecture qui augmente notre empathie.

En ouvrant nos yeux sur la vie de certains autres, cela nous permet d’être plus  compatissants, moins intransigeants.

J’espère que je saurais conserver une certaine empathie envers ceux et celles qui ont eu moins de chance que moi, toute ma vie durant. A la lecture de ce chef d’œuvre, je réalise combien mon enfance a été belle, même si loin d’être parfaite. Même si je m’en souviens comme des années de peur, à la merci des adultes, je n’ai pas, contrairement au héros de ce roman, vécu dans une véritable terreur. Ma vie n’était pas en danger. Or, d’autres subissent des épreuves terribles.

Et qui sait si nous saurions faire mieux qu’eux avec un tel passé à porter ?

Amicalement,

Joy

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31 mai 2017

La solidarité et la chaleur

Classé dans : Entre nous,Lectures conseillées,Les grands principes — joy369 @ 12 h 19 min

Fidèle à ma passion des livres, je ne résiste pas à la tentation de passer une fois de plus devant la « boîte à lire »…

J’ai déjà des dizaines de bouquins qui s’amoncellent chez moi, aussi je me dis qu’il me faut résister et ne rien emprunter d’autre sauf que…

…la tentation est trop forte. Un livre m’attire et je l’embarque.

« Journal d’une survivante » d’une Laotienne ancienne « boat-people » : May Kham. Enfant, sa famille et elle ont fui la guerre et elle s’est retrouvée à vivre en France, dans une cité des célèbres « cités » françaises…

« Une pépite », disait le 4e de couverture, et je suis d’accord. Je n’ose plus ouvrir le livre de peur de ne pas savoir m’arrêter dans ma lecture. C’est passionnant. Pas-sion-nant !…

Moi qui ai la chance de ne pas connaître la guerre de près, je découvre fascinée l’univers des camps de réfugiés à travers les souvenirs de cette ancienne enfant de 7 ans à l’époque.

Et moi qui ai la chance de ne pas connaître de près non plus l’enfer des « cités » françaises, je découvre fascinée cet autre univers.

Quoique « fascinée » n’est peut-être pas le terme exact, car il sous-entend quelque chose de positif. Or, rien de tout cela n’est positif. Ce sont des enfers sur Terre.

Mais c’est l’autobiographe elle-même qui les distingue avec cette précision qui me stupéfait : à un moment du livre, elle indique préférer (presque) l’enfer du camp à l’enfer des cités car, même si la Mort rôdait quotidiennement dans le camp de réfugiés (la faim, les maladies…), au moins ressentait-elle là-bas la solidarité et la chaleur…

Et ceci me fascine : comment, dans un pays libre, dans un pays riche, où l’on peut aller à l’école gratuitement, où l’on peut être soigné quasiment gratuitement, où des associations existent pour aider les plus démunis, comment peut-on auto-détruire un quartier dans lequel on habite ?…

Je ne suis pas une spécialiste du sujet, aussi je m’arrêterai là dans mon interrogation, mais imaginons un instant qu’au lieu de se battre entre eux, les communautés qu’elle décrit comme habitantes de cette cité s’entraident et s’épaulent ?

Imaginons qu’au lieu de casser (les abribus, les aires de jeux, etc), ces personnes se mettent ensemble pour embellir leur quartier, un peu à la façon du quartier coloré La Boca (anciennement misérable) de Buenos Aires, qui est devenu une manne touristique depuis ?

Comment évoluerait ces vies ?

Mieux, forcément. Bien mieux.

Cela me fascine ; j’ai l’impression de visualiser sur Terre la blague sur l’enfer et le paradis avec les « grandes cuillères »… Avec de la solidarité, les personnes se donnent à manger l’une l’autre… ou bien en absence de solidarité elles meurent de faim de ne pas avoir les bras assez longs pour se nourrir avec ces grandes cuillères…

L’enfer ou le paradis…

C’est à nous de choisir, à chaque instant de notre vie.

Selon notre état d’esprit et notre façon de nous comporter avec chaque personne que nous croisons…

Alors que choisissez-vous : l’enfer ou le paradis ? :-)

Amicalement,

Joy

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Les cuillères à long manche

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Si je devais décrire le Paradis…

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