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30 septembre 2019

Une soirée ciné…

Classé dans : Entre nous — joy369 @ 12 h 09 min

Soirée ciné.

Soirée ciné avec une copine après notre journée de travail. Pas d’heure réellement définie, nous avons rendez-vous près d’un centre commercial dans lequel j’ai deux-trois courses à faire. Nous avons choisi le film mais pas encore le cinéma. Nous avons le choix ; c’est un film récent.

Je finis ma journée de travail la première aussi je lui envoie un message pour l’informer que je pars acheter mes bricoles puis profiter (pour une fois) de cette occasion pour faire du lèche-vitrines…

Plusieurs dizaines de minutes plus tard, me voici prête pour le cinéma. Les courses sont faites.

Je consulte mon téléphone : pas de message. Je renvoie un message. Je réclame un horaire, un lieu exact de rendez-vous. Qu’ai-je le temps de faire ? Dois-je la retrouver sur son lieu de travail, à une quinzaine de minutes de marche d’où je suis ?

Aucune nouvelle.

Je vais me renseigner au cinéma le plus proche sur les horaires, et j’en profite pour prendre le temps de lire les résumés des films à l’affiche. Cela fait tant de bien de prendre enfin le temps de le « perdre » !…

Mais toujours pas de nouvelle. J’hésite. Je la rejoins ? Je reste dans le centre commercial ?

Et puis me viennent des doutes : a-t-elle bien pensé à prendre son téléphone portable ? Est-elle rentrée chez elle précipitamment pour une raison quelconque ? M’a-t-elle tout simplement oubliée ?…

Je l’inonde de messages, je la tiens au courant de tous mes faits et gestes : « Je vais dans telle boutique », « tu me trouveras dans tel rayon », « Tiens-moi au courant ».

Rien n’y fait. Aucun message.

L’heure tourne.

Toujours aucun message. Aucune nouvelle. Et si je téléphone, je tombe sur le répondeur.

Je jette un œil à ma montre : il est trop tard pour la séance du cinéma du coin.

Je sens que si je ne fais rien je vais me sentir frustrée, peut-être même malheureuse. Alors j’agis. Un dernier message : « Je rentre chez moi. Si tu veux qu’on aille à la dernière séance au cinéma près de chez nous, tiens-moi au courant avant telle heure (heure de la dernière séance moins mon temps de trajet) ». Et je précise : « Sinon, je considèrerais que notre rendez-vous est annulé ».

Je me réjouissais de revoir cette amie, j’étais contente à l’idée de passer une soirée entre filles et puis… Et puis ça. Rien. Le vide. Le silence.

Mes habitudes d’enfance ont poussé quelques pensées défaitistes dans mon cerveau : « Peut-être que cette amie n’avait pas envie de me voir », « Peut-être qu’elle se fiche totalement de notre rendez-vous »…

Mais j’ai secoué ces pensées au loin. Et alors ? Cessons de supposer. Même si je n’ai pas vue cette amie et que je ne suis pas allée au ciné, j’ai quand même passé une post-journée de travail très agréable, me consacrant à fouiner d’un magasin à un autre, achetant les courses indispensables que, de toutes façons, je devais acheter… Le sourire m’est aussitôt revenu. Et qui m’empêchait de profiter encore de l’instant présent en me plongeant dans mon bouquin le temps du trajet ?

Je suis donc arrivée sereine chez moi. J’ai pris le temps de dîner tranquillement. Et puis mon amie m’a contactée : un client l’avait bloquée à la dernière minute, elle n’avait pas eu le temps de me prévenir… mais était partante pour la dernière séance de ciné.

Nous nous sommes donc retrouvées, le film était très bien… et la soirée réussie. :-)

Et moi je me suis sentie fière d’avoir su combattre mes pensées positives et d’avoir su rester zen toute la soirée. Malgré un retard de mon amie de plus de 3h… :-)

Amicalement,

Joy

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25 septembre 2019

La culture de l’humiliation

Classé dans : Entre nous,Lectures conseillées,Les grands principes — joy369 @ 12 h 25 min

Quelques minutes de tranquillité. Envie de regarder une vidéo du fabuleux site ted.com. Je « feuillète » leur catalogue impressionnant, ne sachant pas trop quoi choisir. Mon choix tombe finalement sur une vidéo d’une Américaine.

N’étant pas du tout portée sur les « people », j’avoue avoir mis un peu du temps à me rappeler qui elle était, mais même moi je la connaissais :

Monica Lewinsky

L’ancienne jeune stagiaire de la Maison Blanche qui a été connue mondialement pour avoir eu des… comment dirais-je ?… des « attentions particulières extra-conjugales » avec le président des USA de l’époque : Bill Clinton.

Si ma mémoire est bonne (réponse : non, en général, ma mémoire est mauvaise (rires)), ça avait été un chouette scandale.

Aujourd’hui, personnellement, j’avoue que de toute cette histoire je ne retiens rien. Juste que celle qui était à l’époque l’épouse bafouée, Hillary Clinton, a effectué une jolie ascension politique.

Mais « la jeune stagiaire » ? Monica Lewinsky ? Qu’est-elle devenue ?

Aucune idée !…

La vidéo sur TED ne le dit pas d’ailleurs. Mais cette vidéo est très bien. Car Monica Lewinsky présente avec beaucoup de douceur « sa » version de l’histoire : une jeune fille amoureuse de son patron, un faux-pas, et une incroyable cabale qui s’est ensuivie. La première histoire de harcèlement médiatique planétaire car, avec Internet et autres médias, tout a été partagé très rapidement.

A ce niveau de la vidéo, je me dis que oui, c’est intéressant, mais bon, c’est sa vie…

Sauf qu’elle poursuit astucieusement en généralisant aux autres victimes du harcèlement et de l’humiliation, aux victimes qui n’ont peut-être pas eu sa force ou l’amour de son entourage familial comme elle… et qui se sont suicidées.

Car l’humiliation peut conduire jusqu’au suicide, et j’ai été marqué par son témoignage, quand elle explique que sa mère ne la laissait jamais seule pendant plusieurs mois, lui interdisant de prendre une douche porte fermée de peur qu’elle ne mette fin à ses jours…

C’est vrai que… même moi qui ne suis pas le moins du monde intéressée par la vie des People, je me rappelle d’elle. Et c’est vrai qu’il est difficile d’être moins humiliée qu’elle ne l’a été…

Et pourtant aujourd’hui je l’admire d’avoir la force de se montrer au grand jour pour témoigner justement pour que cesse la culture de l’humiliation. Et sa conclusion est très belle. Pour lutter pour la fin de l’humiliation, il faut d’une part cesser cette curiosité malsaine pour tous ces scandales, et d’autre part il faut développer notre empathie.

« Shame cannot survive with empathy »

Voici ces mots et je suis d’accord avec elle : la honte ne peut pas survivre à l’empathie.

Si, plutôt que juger et ricaner, nous nous mettions à la place de ceux et celles qu’on cherche à humilier, si nous développions notre empathie, nous ne serions pas dans le jugement et l’humiliation. Nous serions dans la compréhension et l’acceptation.

Et peut-être sauverions-nous des vies ?

Amicalement,

Joy

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20 septembre 2019

7300 à 4

Classé dans : Cas pratique,Lectures conseillées,Les grands principes — joy369 @ 12 h 07 min

7300 contre 4 seulement.

L’écart est énorme. Le score est tel qu’il y en a qui est vraiment battu, non?

Pourtant non, il n’y en a pas un, mais 7304 qui sont battus. Enfin, qui ont été battus à mort, très exactement.

Car ce sont les chiffres du nombre d’enfants morts suite aux coups de leurs parents sur la durée des 10 dernières années, respectivement en France, pays dans lequel il est légal de frapper ses enfants pour les « éduquer » et la Suède, pays dans lequel il y a une loi depuis 40 ans maintenant pour empêcher la « violence éducative ordinaire ».

7300 enfants morts en France sur 10 ans. Les chiffres officiels, c’est 2 par jour en moyenne. C’est lequel, le « Pays des Droits de l’Homme » entre les deux déjà ? Ah, pardon, les droits de « l’homme » mais pas de l’enfant…. (et guère de la femme)… C’est vrai…

Je suis ironique ; c’est que je suis amère.

Je viens de visionner l’excellent film-documentaire « Parce qu’on naît imbattables » dont j’ai déjà parlé précédemment et j’ai honte de mon pays. Dans l’Union Européenne, 22 pays sur 28 ont interdit les châtiments corporels sur les enfants… mais la France n’en fait pas partie.

Pourtant, le film l’explique très bien, la Société dans son ensemble a tout intérêt à protéger les enfants en faisant voter cette loi. Moins de criminalité, moins d’agressivité, moins de dépendances une fois adultes, moins de risques dépressifs…

La violence a baissé en Suède de 30% depuis l’interdiction de frapper ses enfants.

Et le dépliant qui accompagne le film, accessible gratuitement sur Internet, le montre très bien : en 1979, les Suédois eux-mêmes étaient dubitatifs. Ils faisaient les mêmes remarques que les Français contre la loi qui les empêchaient soudain de « corriger » leurs enfants :

« Mais les enfants seront intenables »

« J’ai été frappé, cela ne m’a pas tué »

« Une bonne claque/fessée, ça n’a jamais tué personne » (Heu… si, c’est parfois le début d’une violence plus grave car je le rappelle : 2 enfants sont tués par jour par maltraitance des parents en France. Et c’est une statistique récente, pas datée du siècle dernier!)

Donc non. Stop !… Je ne dis pas que c’est facile. Surtout pour ceux qui ont vécu cette éducation par la peur comme moi. Je le sais pour le vivre moi-même : on a tendance à juger « qu’il y a des claques qui se perdent » et on a très envie de lever la main…

… mais nous sommes adultes. A nous de trouver la force de ne pas la baisser. Ou du moins par sur les enfants.

Et comme le montre très bien ce documentaire : bannir la violence éducative ordinaire signifie ne plus frapper son enfant, mais aucunement l’absence de règles. Un enfant a besoin de règles, mais pas de coups.

Remplaçons notre « discipline » par de l’empathie, de l’écoute et des câlins.

Pas évident, non, mais à nous les adultes d’éduquer nos enfants ainsi, afin que le Monde de demain soit plus beau… et sans violence.

Amicalement,

Joy

PS : si vous voulez voir le film, vous pouvez le commander en DVD et le voir dans certaines salles de cinéma.

PPS : si vous souhaitez agir plus fort pour le bien-être des enfants, plusieurs actions sont possibles : se plaindre aux chaînes de télé qui montrent des émissions « d’éducation » peu bienveillantes, écrire à nos politiques pour qu’ils votent enfin cette loi pour protéger les enfants, etc.

PPPS : il semblerait que la France vient d’adopter la loi pour interdire les « violences éducatives ordinaires », mais ça date de l’été, c’est tout récent. Mieux vaut tard que jamais ! :-)

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