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10 septembre 2018

Mariage forcé

Classé dans : Lectures conseillées — joy369 @ 12 h 30 min

Je vous ai parlé récemment du témoignage d’Ibrahim Yakoub « Goma, polygame à la Courneuve ». Ce récit parle d’un homme comorien vivant en France qui, malgré les lois françaises interdisant la polygamie, s’arrange pour épouser 4 femmes en même temps. L’une d’elles, la seconde, est prénommée Sara dans ce livre. J’imagine que ce n’est pas son véritable prénom. Elle est française, née en France, mais ses parents sont Comoriens et leur village aux Comores est le même que celui de Goma.

L’histoire de Sara est tellement percutante, tellement terrifiante que je ne peux pas m’empêcher de vous la résumer ci-dessous. Donc attention : je spoile !… Mais surtout, si vous trouvez ce livre, n’hésitez pas à le lire, il est vraiment génial.

Voici donc Sara, une jeune fille dans laquelle je me revois : lycéenne brillante, qui révise à fond pour son baccalauréat. Elle compte poursuivre ses études, aller à la fac. Elle a un petit copain français, Laurent, même si elle sait que ses parents la désapprouvent, et elle leur a même annoncé qu’une fois son bac en poche, elle compte s’installer avec lui.

Ses parents n’étaient pas d’accord, s’étaient écrié qu’elle ne respectait pas leurs traditions, qu’il fallait d’abord se marier et pas avec un Français, mais finalement ils se sont calmés pour qu’elle se concentre sur son bac. « Passe ton bac et tu partiras en vacances aux Comores, il y a longtemps que tu n’y es pas allée ».

Sara est ravie. Elle passe son bac l’obtient, et s’envole avec ses parents pour l’île des Comores.

Là, elle est accueillie comme une reine par tout le village, qui défile chez elle pour lui apporter des cadeaux. Ils ne cessent de répéter un mot qu’elle ne comprend pas, n’étant pas parfaitement bilingue en Comorien. Sa mère lui traduit « Bienvenue ». Mais une cousine gaffe et lui dit la vérité : le mot se traduit par « fiancée ». Car Sara est fiancée. Elle l’ignore, mais ses parents l’ont amenée « au pays » pour qu’elle épouse Goma, un homme qu’elle ne connaît pas et qui a déjà une femme en France. Elle sera sa seconde épouse et lui donnera des fils car il n’a que des filles avec sa première épouse. C’est ce qu’on attend de Sara.

Éduquée à la française, rejetant absolument ce mariage forcé, Sara se rebelle et refuse. Mais ses parents ont confisqué son passeport et elle n’a pas le choix. Marié malgré elle à Goma, elle refuse de se donner à lui, elle qui aime Laurent resté en France. Mais ses parents repartent en France sans elle : elle est condamnée à rester vivre aux Comores et si elle refuse de se laisser violer tous les soirs par son mari, elle sera assassinée et personne ne sera inquiété dans ce pays où la loi est… comment dire ?… plus fantaisiste qu’en France.

Notez que j’utilise le terme « viol » car c’est un viol. Un viol répété jusqu’à ce qu’elle soit enceinte et que Goma retourne en France. Sans elle. Par peur de sa rébellion, elle est condamnée par sa famille à rester aux Comores.

Sauf que l’histoire finit bien : Sara la rusée réussit à faire croire à son entourage qu’elle s’est repentie, qu’elle aime Goma et qu’elle souhaite vivre auprès de lui… en France.

Elle fait tant et si bien qu’on lui permet de reprendre l’avion. Et, elle qui s’est débrouillée pour joindre Laurent et tout lui expliquer, elle est attendue à l’aéroport par ses parents et Goma… et par Laurent… et la police française.

Qui la protègent et l’emmènent loin de ses ravisseurs et violeur !…

Mais Sara ne porte pas plainte, et ce manque-là permet à ces gens de continuer sans impunité leur trafic de femmes…

Voilà l’histoire de Sara, victime de mariage forcé, petite lycéenne née en France, bonne élève et persuadée de ne pas pouvoir être concernée par ce genre de drames…

Si je vous raconte cette histoire aujourd’hui, c’est parce que j’imagine que tout le monde ne pourra pas se procurer ce témoignage d’Ibrahim Yakoub mais son histoire mérite d’être entendue. Pour que tous, nous puissions secourir, influencer, protéger ces jeunes filles qui risquent d’être privées de liberté.

Et sans liberté, nul bonheur…

Amicalement,

Joy

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