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10 avril 2014

Mésaventure au marché

Classé dans : Cas pratique — joy369 @ 12 h 44 min

Le dimanche, c’est jour de marché.

Pas un marché près de chez moi. Un marché assez loin mais vaste, très étendu, avec beaucoup de choix et des prix tirés vers le bas.

Alors presque tous les dimanches, je prends mon cabas et le bus et je vais au marché.

Je l’arpente d’un bout à l’autre et je repère les prix, les fruits et les légumes et je butine, comme une abeille. Je m’arrête à un stand, achète deux ou trois produits, puis je pars ailleurs, pour acheter autre chose un peu moins cher qu’au premier stand, ou un produit introuvable ailleurs.

C’est un endroit très peuplé et les clients se servent eux-mêmes. Il y a trop de monde pour que les vendeurs aient le temps de discuter avec chaque client. En général il y a des sacs en plastique, chacun se sert puis tend son sac au vendeur qui le pèse et qui demande un prix. Le temps que vous cherchiez votre monnaie dans votre porte-feuille, il a déjà donné 3 prix à trois autres clients et est en train de peser le sac d’un quatrième.

Tout cela pour dire que c’est un marché un peu fatigant. Les vendeurs ne savent plus où donner de la tête et les clients sont parfois également un peu perdus…

Bref, un dimanche, j’étais sur le point de finir mes courses, et j’avais prévu d’acheter plusieurs kilos de légumes sur le dernier stand. Un monsieur prit le sac que je le lui tendais, le pesa, rajouta gratuitement quelques légumes (geste commercial que j’apprécie) et, voyant que je lorgnais à l’autre bout de son stand, me dit de continuer mes courses et de revenir vers lui pour tout payer.

Je suis donc allée voir, à plusieurs mètres de là, son collègue, et je pris des légumes là aussi. Et puis de l’autre côté également…

Bref, quand je suis revenue voir le premier vendeur, j’avais des sacs « à moi » un peu partout sur l’étal et je n’étais pas sûre de ne pas en oublier. Alors il a entrepris de ramener vers moi les sacs, puis je ne sais plus si je l’avais payé ou pas quand une dame est venue lui demander les horaires du marché. Mon attention s’est branché sur cette dame, j’ai pris mes sacs, je les ai rangés soigneusement dans mon cabas, j’ai pris un peu de temps pour rebrancher mes écouteurs sur mes oreilles et je suis repartie en direction du bus pour rentrer chez moi.

Arrivée là, je me suis soudain demandé si j’avais payé mes légumes au dernier stand du marché…

Je ne sais pas si cela vous est déjà arrivé, mais c’est extrêmement désagréable, cette sensation de ne plus savoir du tout ce que vous avez fait ou pas.

Et surtout que, si je n’avais pas payé ce brave homme, je me retrouvais dans la peau d’une voleuse !…

Je suppose que ce sentiment désagréable que je ressentis alors est ce que vous appelez « culpabilité ». Sauf que je n’étais coupable de rien puisque je n’étais pas partie sans payer exprès et que je ne sais toujours pas si j’ai payé ou non…

Que faire ? Retourner voir le vendeur et lui demander si je l’avais payé ou non ? Bonne idée mais…

Mais c’était trop tard pour revenir en arrière. Le temps que je revienne, le marché serait fermé.

Travaillant toute la semaine, il me fallait attendre une semaine pour « réparer mon erreur ».

Alors j’ai mis l’argent que je pensais lui devoir de côté avec un petit mot le décrivant pour que je me rappelle de tout ceci, j’ai rangé le tout dans mon cabas pour que le souvenir me revienne au moment d’aller faire mon marché le dimanche suivant.

Et ensuite j’ai fait « reset ». C’est un mot d’informatique pour dire qu’on remet tout à zéro, on efface tout. J’ai donc oublié cette mésaventure pendant une semaine. Cela ne me servait à rien de me torturer à ce sujet pendant 7 jours.

Si je vous raconte cette histoire, c’est pour illustrer ce que je préconise pour lutter contre la culpabilité : action et pardon (de vous-même).

J’ai (peut-être) fait une sottise (partir sans payer), je réparerai quand je pourrai, et en attendant, hop, on passe à autre chose. L’erreur est humaine et je suis humaine. Je suppose que j’étais très fatiguée ce jour-là.

Au début, j’ai eu un peu du mal à passer à autre chose, je pensais au pauvre vendeur qui allait détester la Terre entière et supposer que tout un chacun était un voleur (surtout qu’il m’avait rajouté des légumes gratuitement), puis finalement la raison l’a emporté : je ne pouvais rien faire jusqu’au dimanche suivant. Alors autant penser à autre chose. :-)

Pour clore l’anecdote : le dimanche suivant je suis retournée le voir avec l’argent que je pensais (peut-être) lui devoir en main. Je lui ai demandé s’il se rappelait de moi, s’il se souvenait si quelqu’un était parti sans payer la semaine précédente mais il ne s’en souvenait pas. Dans le doute, je lui ai quand même donné l’argent. Et vous savez quoi ? Il m’a proposé qu’on prenne un café ensemble avec l’argent. ;-)

Amicalement,

Joy

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